L’autre « plus beau jour de ma vie »

Evidemment les naissances de mes enfants ont marqué ma vie à jamais. Chaque accouchement a été différent et pourtant j’ai eu le même sentiment à chaque fois. A l’instant où ces petits corps ont été posés sur mon ventre j’ai oublié la douleur de la minute précédente. J’ai su tout de suite combien j’allais les aimer et combien notre vie serait belle ensemble. Je crois qu’aucun mot ne saurait décrire l’immensité du bonheur ressenti ces jours là.

Et pourtant cette douce sensation je l’ai connue avant de devenir mère.

C’était un 09 octobre, il y a bien longtemps. Ce matin là Pôpa et Môman m’ont emmenée tous les deux à l’école primaire. Je sentais bien qu’il se tramait quelque chose. « Ce midi tu mangeras peut-être à la cantine ! » m’ont-ils prévenue. Et c’est bien ce qui s’est passé. Je me souviens encore du menu : épinards et oeufs mollets (peut-être parce que je détestais ça ?). Et puis, à la fin du repas, Pôpa est apparu au portail. J’ai accouru vers lui. « Alors ? Alors ???? » ai-je trépigné. « Ta petite soeur est arrivée ! » J’ai cru exploser de joie ! Cette soeur que j’avais eu l’impression d’attendre toute ma vie, que j’avais tant réclamée à mes parents, pour laquelle j’avais écrit des poèmes (pas du Rimbaud mais bon !), dont j’avais longtemps souffert de l’absence et que j’aimais déjà du plus profond de mon coeur… elle était enfin là ! Je peux dire sans hésiter que ce mardi là fut le premier plus beau jour de ma vie !

22 ans après (oulàlà, ça rajeunit pas tout ça !), cette petite soeur est toujours aussi parfaite, mieux encore que je ne l’aurais imaginée… En plus de ça, si vous interrogiez mes filles, elles vous diraient que c’est une super tata* ! 

Tata Céline

* Il faut dire qu’elles sont membres de son fan club !

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Addict ?

Chat à l'ordinateurSeulement une dizaine de jours que je blogue et déjà je crois être accro !

Accro aux blogs des autres d’abord. Il y a peu de temps je n’aurais pas pensé m’intéresser à la vie (l’avis ?) d’illustres inconnu(e)s. Mais je me prends au jeu. Je me surprends même à guetter la publication de nouveaux billets… Je suis en admiration devant le style de certain(e)s et leur inspiration. Je ne me reconnais pas ! La blogosphère m’aurait-elle envoutée ?

Et je crois bien que je suis déjà accro à mon blog aussi.

A 10 ans j’avais décidé d’être écrivaine (j’ai plutôt été vaine qu’écri mais bon…). Ensuite j’ai voulu être journaliste. J’ai raté les concours (dingue quand on voit mon style hein !), et j’ai passé mon chemin, entamé d’autres projets… Quelques toutes petites années après je suis mère au foyer. Je me sens épanouie mais je crois que ce blog c’est « le petit truc en plus », celui qu’on attendait pas et qui arrive à point. Celui qui me redonne des envies d’écriture, celui qui me force à prendre mon appareil photos pour mitrailler tout et n’importe quoi (et en fait ça m’éclate !)

Tiens ça me donne envie de vous faire partager ces petits extraits de chansons que j’apprécie (bon d’accord que je chante à tue-tête au volant de ma Picasso)* :

  • « les rêves ont la peau dure
    un coup ils traînent, s’égarent à peine
    puis ils reviennent »

extrait de « Les rêves » de PPFC (dernière trouvaille de mes soldes chez Cultura : 6,99 euros pour deux albums. Acheté sans écoute, au feeling, la jaquette m’a parlée, pas de regret j’adore/adhère)

  • « Le bonheur est partout. Pourquoi chercher ailleurs ce que l’on a en nous ? »

extrait de « Des chatons dans un panier » d’Aldebert (je suis fan)

Tout ça pour dire que j’aime déjà vous parler (même si ce que je raconte n’est pas d’une intelligence folle). Je ne savais pas s’il fallait rendre ce blog public ou pas (ce côté impudique quand même !) mais finalement la question du « Vais-je trouver un public ? » rend la chose un peu plus attrayante.

Ami public bonsoir !

* Dis-moi ce que tu écoutes, je te dirai qui tu es.

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Ca gratouille !

Traitement PUPPPC’est en lisant l’article de Marjoliemaman intitulé « Ce corps trop grand pour moi »  que j’ai eu envie de partager moi aussi mon ressenti sur les stigmates (car oui là je crois que c’est bien le mot) de ma dernière grossesse.

Alors, bien évidemment, il me reste des kilos à perdre (mais bon la lutte contre mon surpoids c’est un peu le combat de ma vie… et c’est une autre histoire), quelques vergetures strient ma peau, mon bassin est plus large mais jusque ici rien de bien original ! Non ce qui fait la particularité de mon corps post-grossesse à moi c’est le puppp qui m’accompagne depuis ma 33ème semaine de grossesse. Alors oui je vous entends d’ici… mais c’est quoi un puppp ? En anglais, cela signifie « Prurit Urticarial Papules and Plaques of Pregnancy », et en français, pour faire simple, on peut dire de l’urticaire de grossesse. Cela a rendu la fin de ma gestation plutôt très pénible. Mais tout devait passer avec l’accouchement. Puis, quand Nino est arrivé et que mon ventre a diminué, les plaques sont restées. On (= ma dermato dont je commence sérieusement à douter des compétences professionnelles) m’a alors dit « C’est plutôt exceptionnel, ça cessera certainement avec le retour de couches ». Ok. Mais voilà, les menstrues sont revenues et ma peau est restée la même. (Je vous rappelle qu’à ce jour mon bébé a 10 mois et demi.) Mme Dermato m’a precrit toutes les crèmes et comprimés possibles. La cortisone me soulageait mais la balance qui stagnait (alors que je faisais beaucoup d’efforts pour voir le nombre affiché descendre) m’angoissait sérieusement. Et comme pour toute forme d’urticaire, le niveau de stress a une incidence sur le puppp. Nous avons donc arrêté la cortisone. Bref c’est un cercle vicieux. Ma peau est affreuse, parfois je ne supporte pas le moindre contact (sympa pour la vie de couple !) et souvent j’aimerais être une oursonne pour pouvoir aller me frotter contre un arbre sans vergogne. Même si je relativise en me disant que Nino est en bonne santé (et c’est bien là l’essentiel) et que je ne suis pas atteinte de la pire des maladies, CA ME GRATTE !!! Mon corps me fait souffrir, ma peau est fine comme du papier à cigarette et craque au moindre mouvement, j’ai l’impression de n’être qu’une cicatrice géante et le manque de sommeil commence vraiment à me peser (ben oui car, mine de rien, ça fait au moins un an que je n’ai pas passé une bonne nuit, sans cette envie irrésistible de m’arracher la peau). Il y a quelques semaines, Mme Dermato a décidé (en dernier recours) qu’on allait passer à la puvathérapie. Je me rends donc trois fois par semaine à son cabinet pour faire des U.V. Je commence à bronzer (je suis loin d’être une carotte étant donné que mon teint naturel est plutôt « cachet d’aspirine »), mais je ne vois aucune amélioration du côté de la dermatite ; ces derniers temps j’aurais même tendance à croire à une aggravation. Quand je pense au trou de la Sécu et qu’avec ma séance de 5 minutes à 19,20 euros j’y contribue ça me déprime !

Honnêtement je désespère complètement mais, qui sait, peut-être que bloguer va m’aider (non je n’attends pas les services d’un marabout mais l’écriture sera sans doute un bon exutoire) !

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Quand Kareen me parle…

Youpi aujourd’hui c’est mardi !

Le mardi c’est le jour où les filles mangent à la cantine.

Le jour où j’ai un peu moins l’impression d’être un taxi.

Le jour où Nino et moi nous prenons notre temps et où je profite pleinement de sa « cool attitude » (parce qu’il est VRAIMENT cool mon fils !).SandwichCourses

Le jour où je peux faire mes courses sans l’angoisse du « Aurais-je le temps de tout ranger avant la sortie de l’école ??? ».

Le jour où je ne fais généralement pas à manger (le mardi c’est sandwich !), où je déjeune à mon rythme et où je m’offre même le luxe d’un dessert !

Le jour où, quand Karen me parle, J’ENTENDS ce qu’elle me dit, et de ce fait je suis au courant de ce qui se passe dans le monde (même si c’est pas joli joli !). Merci Karen de faire de moi une femme informée !

Kareen

Petite précision : j’aime Zoé et Emma plus que tout au monde mais dans le stress de la pause méridienne je ne prends pas toujours la mesure de leurs nombreuses qualités.

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Comme un air de printemps

SoleilMarche à pieds

Enfin ! Enfin le soleil s’est montré, sans nuage et sans cette brise qui peut parfois être glaciale. Le temps parfait pour rentrer de l’école à pieds. Il faut quand même que je vous précise que nous habitons loin du bourg (la notion d’éloignement étant toute relative mais ça fait un bout pour des petites jambes). J’ai donc demandé aux filles ce midi si elles étaient partantes pour le projet. Zoé aime marcher, c’est une randonneuse née, pas de souci de son côté. Emma, elle, aime ronchonner (c’est en quelque sorte une seconde nature chez elle) : « Oh non, on rencre pas à pieds ! Sinon je sera cro fatiguéObservation des moutonse ! » Et puis, à force de pourparlers, elle a abdiqué. « Chouette ! » me suis-je dit. A 16h05, me voilà donc partie avec la poussette, « Nino ne prend pas souvent le soleil, ça va lui faire le plus grand bien » savourais-je. J’arrive du côté de la civilisation et là premier petit bémol : la concierge du quartier (qui se rend au même endroit que moi) choisit ce moment pour sortir de chez elle et me file au train en posant des questions dont je me serais bien passée. Je n’allais quand même pas lui dire « EcouteNino Cocotte, je n’apprécie pas outre mesure ta compagnie, si tu pouvais me laisser continuer tranquille ma ballade avec mon fils, ça serait pas mal ! ». Non non je suis une fille bien élevée… J’ai bien essayé de la semer mais sans succès ! Me voilà enfin à l’école et là deuxième couac : ce que je redoutais arrive, Emma fait du boudin « Moi je veux la voiture, de toute façon je viens pas ! » Mais ô miracle le petit cinéma n’a pas duré bien longtemps (parce qu’au fond je la connais, elle est contente elle aussi de profiter du beau temps mais refuse de me donner cette satisfaction) et elle nous a emboîté le pas. Nous avons évité le flots des Loola et autres (je n’aime pas me trouver Ombresbloquée au milieu d’un convoi de poussettes) et avons pris la clef des champs. Comme c’était bon ! Emma a vite cessé de taper fort ses bottes sur le bitume à chaque pas. On a même décidé de faire le grand tour (bon d’accord un peu en bernant Emma). Nous nous sommes arrêtés regarder les moutons. Les filles ont constaté combien leurs ombres étaient grandes (« elles font toute la route ! »). En revenant, Emma a brandi un paquet de fraises « Cadada » de son cartable (vestige de l’anniversaire d’un camarade d’école) et m’en a offerte une en me précisant bien d’« en laisser pour Papa ». Après le goûter, les grandes ont fait des bulles surFraises Tagada la terrasse pendant que Nino jouait dans son parc. Tout était parfait…jusqu’à la comédie d’Emma pour ne pas rentrer dans la maison (alors que ça commençait sérieusement à se rafraîchir). Mais ce n’est pas grave. Je ne retiens que le bon et ce petit air de printemps a revivifié mon moral. Joyeux soleil à vous aussi !Bulles

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La fois où je me suis retrouvée enfermée dans une banque (si si c’est vrai !)

Vu qu’il ne m’est rien arrivé de trépidant aujourd’hui (enfin si je suis quand même allée faire un tour chez ma copine Lucie !) et que nous ne fêtons pas la Saint Valentin *, je vais vous raconter une des anecdotes rigolotes (mais qui ne l’était pas du tout sur le moment) de ma vie.

Je devais avoir à peu près 19 ans. C’était un été où mon travail saisonnier consistait à « nettoyer, balayer, astiquer » (à lire façon Maldon de Zouk Machine) bref j’étais femme de ménage. J’avais dans mon planning l’entretien de la banque des riches (celle-là même qui quelques années plus tard refuserait de nous faire un prêt sous prétexte que Sam Chéri était intérimaire). Nous y voilà :

Comme tous les soirs, je suis montée m’occuper des bureaux de l’étage. Alors que j’étais affairée à récurer les toilettes où bon nombre de fesses inconnues s’étaient posées (quel merveilleux souvenir hum !), deux jeunes employés de la société qui s’apprêtaient à partir m’ont hélée « Vous avez vos clefs Mademoiselle ? » « Oui oui ! » ai-je hurlé entre deux coups de brosse. Sauf que ce que j’ignorais au moment où j’acquiesçais c’est qu’eux et moi ne parlions pas des mêmes clefs ! Je finis donc ma besogne et me prépare à redescendre. Et là, c’est le drame !!! Je suis enfermée à  l’étage de la banque. Un premier sentiment m’envahit : la panique (Vais-je devoir sauter ? Reverrais-je un jour ma famille ? Que va dire ma patronne ? – parce que dans toute circonstance je reste une employée consciencieuse…). Puis très vite un second m’assaille : la colère (après moi-même et après ces deux abrutis qui ont oublié de me préciser de quelles clefs ils parlaient !). Et enfin surgit la honte : pourvu qu’il n’y ait aucune caméra cachée ! Il faut que je me ressaisisse, c’est urgent ! Alors là j’avoue j’ai eu envie d’appeler Môman au secours (au propre comme au figuré). Vite un téléphone ! (Parce qu’a l’époque tout le monde n’avait pas de portable -là d’un coup j’ai l’impression d’être une femme de Néandertal en disant ça !) Je mets plus d’une demi-heure à parvenir à joindre l’extérieur (ben oui il y avait un code à faire) et là j’entends ma petite soeur de 9 ans me répondre « Maman est chez les voisins. » Décidément le sort s’acharne. Je prends mon mal en patience et je rappelle vingt bonnes minutes après. Pendant ce temps là l’heure tourne, j’angoisse de plus en plus, je pense à la banque suivante que je dois nettoyer et dont l’alarme se déclenche à heure précise (donc formelle interdiction d’arriver en retard) -quand je vous dis que je suis une employée modèle ! Je me demande comment je vais expliquer ma bêtise, j’ai envie de pleurer. « Allo ma puce qu’est-ce qui t’arrive ? » « Maman c’est affreux je suis enfermée ! Il y a bien un escalier de service mais il donne sur une porte verrouillée, je vois un rai de lumière mais je ne sais pas où elle atterrit. » Après quelques secondes d’hésitation, Môman ne voit qu’une seule issue : « Je vais appeler la gendarmerie » « Oh non Maman ne fait pas ça (trop la honte) ! Force la banque, fais ce que tu veux mais pas la gendarmerie ! » dis-je entre deux sanglots (parce que là oui à ce moment j’ai craqué). « Sois raisonnable, il n’y a pas 36 solutions ! (Elle est bizarre cette expression, pourquoi 36 ?) Va surveiller la porte verouillée, j’arrive ! » Je file au rez-de-chaussée et guette la venue de ma sauveuse. Je suis donc à plat ventre pour tenter d’entrevoir des chaussures amies passer devant cette maudite porte. Avec le recul, je me dis que Môman de son côté ne devait pas non plus être euphorique ne sachant pas où me retrouver (la porte étant une porte de service à l’arrière de la banque). Son calvaire a d’autant plus duré qu’une fois qu’elle a mis la main dessus elle a dû lui faire la conversation (à la porte, enfin à moi mais les gens de l’extérieur ignoraient que j’étais derrière) en attendant l’arrivée des hommes en bleu. Quand les chaussures de Môman s’arrêtent enfin sur le pas de la porte  je me relève (je vous rappelle que j’étais à plat ventre pour ne pas les rater), et là l’impensable se produit : l’arrière de mon pantalon produit un bruit effroyable ! Non mais là c’est pas possible ce n’est plus de la malchance c’est la scoumoune totale ! C’est le moment qu’ils choisissent pour débarquer « Gendarmerie Nationale, expliquez-nous clairement la situation Mademoiselle ». Ils ne comprennent pas comment ce qui m’arrive est possible ! « Et bien nous allons appeler la responsable de l’agence pour vous délivrer. » Cette femme qui ne daigne jamais me saluer et me jette un coup d’oeil hautain en jetant sa boulette de papier à côté de la poubelle ? Super il ne manquait plus qu’elle à ma petite fête ! « Elle habite à une vingtaine de kilomètres, il va falloir patienter ma petite Dame ! » Quand elle arrive, elle ouvre la porte (Alleluia !), me contemple de la tête au pied, hausse les épaules, secoue la tête, monte au premier et… sort un trousseau de clefs d’une plante artificielle pour l’agiter devant mon nez. La terre s’écroule sous mes pieds, j’ai envie de me jeter sur elle et de la rouer de coups mais au lieu de ça je lance un timide « Merci Madame et excusez-moi encore du dérangement. » (En même temps je suis omnibulée par mon pantalon déchiré et la crainte qu’on voit ma petite culotte.) Mon calvaire se termine, il me reste une demi-heure avant le déclenchement de l’alarme de la Caisse d’Epargne. Pour minimiser les dégâts de cette soirée (professionnellement parlant), je passe vider les poubelles et remettre un peu d’ordre (c’est beau cette dévotion à mon emploi !).

Le lendemain je retourne à la banque maudite. J’embauche avant la fermeture de l’agence, je subis donc tous les regards courroucés et moqueurs des employés. J’aimerais être transparente. Quand je monte, tout le monde est parti (j’ai traîné exprès dans les vestiaires du bas j’avoue). Sur une chaise bien en vue m’attend un petit bouquet de jonquilles accompagné d’un mot d’excuses de la part des jeunes hommes qui m’ont enfermée. Ca me réconforte.

Tirelire

Voilà, maintenant je me dis que finalement un moment fort désagréable peut se transformer en « J’vous ai pas raconté ?! » (même s’il doit s’écouler un peu de temps avant que je rie avec les autres de ma mésaventure) !

* A ce sujet j’ai beaucoup aimé l’article de Maman est en haut sur sa Saint Félix.

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« Ben dis-donc c’est la fête ! »

Hier soir c’était Mardi Gras. Avant je n’accordais aucune importance à ce genre d’événement mais avant je n’avais pas d’enfants ! Depuis que ma Zoé va à l’école je constate souvent que nous sommes les seuls à ne pas respecter les traditions (« Quoi ? Vous n’avez pas fait de crêpes à la Chandeleur ??? »).

Alors lundi j’ai eu un élan de Bonne Maman et je me suis dit « Allez demain soir c’est gaufres à la maison ! » Bien bien bien mais où sont donc les plaques du gaufrier ? (Parce que je crois bien que même si j’ai mon appareil depuis une dizaine d’années je n’avais jamais dû me servir de la fonction gaufres…. honte à moi je sais.) Après réflexion j’ai pensé que lesdites plaques faisaient sans doute partie des malheureux ustensiles et vaisselle relégués à la grange depuis le début des travaux de la maison. Même si j’étais motivée pour fêter dignement Mardi Gras, ma motivation s’arrêtait à la porte de la maison (la grange étant peuplée de souris, crapauds et autres bestioles dont je ne veux même pas connaître l’existence). Mais je ne renonce pas si facilement ! « Allo Sam Chéri (non je ne l’appelle pas réellement comme ça, nous ne sommes pas vraiment adeptes des petits surnoms)… Lorsque tu rentreras ce soir après une journée éreintante de dur labeur et qu’il fera nuit et froid dehors, pourras-tu braver les éléments et chercher dans le fin fond de la grange qui n’a pas d’électricité (mais après tout c’est toi l’électricien !) afin de trouver mon bonheur ? » Et Sam Chéri l’a fait. C’est mon héros !

J’avais pensé que les filles se feraient un plaisir de cuisiner avec leur maman adorée mais elles ont préféré la compagnie de leurs Barbies plutôt que la mienne (saletés de blondes peroxydées !). J’ai donc préparé ma pâte seule sous l’oeil bienveillant de mon petit Nino (pfff je suis sûre qu’il me délaissera un jour luiSiphon aussi !). Vu que j’étais lancée dans mes premières fois (pour les gaufres vous me suivez ?), j’ai décidé d’inaugurer mon siphon offert par ma petite soeur bien-aimée à mon anniversaire. Je me suis énervée dessus pendant dix bonnes minutes afin de comprendre comment s’en servir (non je ne suis pas blonde). « Tu veux de l’aide ? » « Non je veux y arriver toute seule !!! » Mais le siphon a eu raison de moi et une fois de plus Sam a débloqué la situation (quand je vous dis que c’est mon héros !) Ni une ni deux ma Chantilly était faite (une franche réussite !). J’avais également fait une sauce caramel à la fleur de sel (un de mes classiques cette fois) et là Sam Chéri, d’un air dubitatif, me dit : « Ah bon… on peut mettre du caramel sur des gaufres ? » Ignorant va ! Le caramel accompagne merveilleusement bien tout ce qui se mange !!!

Là-dessus les miss pointent le bout de leur nez pour dîner et Zoé voyant le gaufrier (à croire qu’elle avait déjà oublié le menu, elle passe décidément trop de temps avec Barbie !) me lance : « Ben dis-donc c’est la fête ! » Alors une fraction de seconde je me trouve partagée entre :

– je ne suis vraiment pas une bonne mère, je n’ai jamais fait de gaufres à mes enfants…

– c’est cool, elle apprécie mon effort culinaire ! 

La demoiselle étant un peu caractérielle en ce moment (genre mini-crise d’adolescence), j’ai préféré prendre la seconde option (nettement plus réconfortante) et me dire que oui cette année pour Mardi Gras c’était la fête !

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