Mais que font les parents ?

Le week-end dernier, nous décidions de profiter du (timide) retour du soleil pour aller nous promener dans un parc agrémenté de multiples toboggans.
Et là, j’ai beau être habituée, je me suis demandée à plusieurs reprises : « Mais que font les parents ? »

Il y a d’abord cette petite bonne-femme (à vue de nez elle est âgée d’à peine deux ans), toute morveuse (je suis le genre de mère qui dégaine le mouchoir plus vite que son ombre), seule au milieu de l’aire de jeux.
Elle n’a pas l’air apeurée ni perdue. Je scrute les alentours. Loin derrière le toboggan, j’aperçois un couple à qui pourrait appartenir la progéniture. Je suis prise d’un doute, l’homme et la femme ne jettent pas un regard vers elle et ne peuvent la voir d’où ils sont. Non ça ne doit pas être eux, impossible. Je continue mon tour d’horizon. Pas grand monde. Mais bon sang, la fillette n’est pas arrivée là par hasard ! Tout à coup, le scénario catastrophe prend vie dans ma tête : le parking est à trois mètres ; le chauffeur laisse le moteur tourner, son complice prend la gamine sous le bras, la jette dans la voiture et en trente secondes à peine il n’y a plus personne. Les parents n’ont rien vu. « T’es complètement tordue d’imaginer des trucs pareils ! » me lance Sam Chéri quand je lui fais part de mes craintes. « N’empêche que c’est vrai ! » suis-je en train de bougonner quand je vois l’enfant courir allègrement vers l’homme et la femme que je regardais tout à l’heure. Ils avaient dû oublier qu’ils l’avaient emmenée avec eux.

Deux minutes plus tard, nous sommes rejoints par un petit garçon.
Je pense qu’il doit avoir environ trois ou quatre ans. Il est arrivé seul. Je recommence mon inspection du décor. Personne ne semble s’intéresser à ce qui se passe de notre côté. Au pied du toboggan, il y a des copeaux de bois. Grand classique, le garçonnet se met à les jeter partout puis il décide d’en tapisser le toboggan (ce qui ne plaît pas du tout à ma maniaque de fille qui s’empresse de me demander : « Maman, tu peux nettoyer avant que je glisse ? »). Je passe la main sur le plastique, enlève ce que je peux et Zoé s’élance. Notre nouveau copain s’empresse alors de lui jeter des copeaux sur elle comme s’il s’agissaient de confetti. Autant vous dire qu’elle n’apprécie pas et que j’interviens immédiatement en expliquant que « ça n’est pas gentil de faire ça » et qu’« il ne faut pas recommencer ». A ce moment précis, j’ai la naïveté de croire qu’une maman ou un papa va apparaître et faire la leçon à ma place… mais non. Finalement, Monsieur Terrible choisit de se faire un shampoing aux copeaux (ils sont véritablement multifonctions pour lui). Il a de beaux cheveux bouclés, un peu longs. J’observe le massacre, impuissante (après tout, ce n’est pas moi qui serai chargée du démêlage) en attendant qu’un membre de sa famille intervienne. Au bout d’un quart d’heure, une femme fait son apparition, « On y va ! » lui dit-elle sans même le regarder.

Moi je reste là, stupéfaite.
Mais qu’ont-ils donc tous aujourd’hui ? Aurait-on oublié de me dire que c’est la journée mondiale des enfants sans parents ?

Au parc

Rendez-vous sur Hellocoton !

Publicités

Un lundi chez Zaza : pourquoi je blogue

Tous les lundis, chez Croque Madame, on retrouve un thème « pour le plaisir de bloguer, de partager, d’échanger ». Cette semaine : « Pourquoi tu blogues ? ».

Ca a commencé par une remise en question professionnelle (du genre : « Qu’est-ce que je pourrai bien faire quand je serai grande ? »). A force de chercher, j’ai pensé à l’infographisme multimédia (ça n’est qu’une piste/une envie pour l’instant). Mais en fait, même si je passe beaucoup de temps devant mon écran, je ne suis pas forcément très douée question informatique. C’est Sam Chéri qui m’a orientée vers l’idée du blog : « Essaie, ça t’entraînera à créer quelque chose ! ». (Amusant quand on sait maintenant qu’il ne me lit pas !) En réfléchissant bien, le thème de mon blog ne pouvait être que celui de ma vie (non je ne suis pas égocentrique !). Je dois vous avouer qu’à part quelques pages de cuisine sur lesquelles j’étais tombée en cherchant une recette sur Google, je n’avais JAMAIS lu d’autres blogs. Je pensais même que les filles qui racontaient leurs péripéties sur le net devaient manquer d’amis dans la vraie vie et ne pouvaient qu’écrire des textes regorgeant de délits orthographiques (il peut aussi m’arriver d’en faire mais j’aime pas bien ça). OUI LES COPINAUTES, VOUS DEVEZ POUVEZ ME CONSPUER, MAIS FAUTE AVOUEE N’EST-ELLE PAS A MOITIE PARDONNEE ? 
Quand j’ai décidé de me lancer, j’ai commencé par taper « blog de maman » sur mon clavier et j’ai cliqué au hasard sur Marjoliemaman. En un instant, toutes mes (vilaines) certitudes se sont envolées. Elle m’a touchée, je me suis plongée dans ses écrits et j’ai adoré !
De fil en aiguille, j’ai découvert plein d’autres merveilleux blogs, des personnalités attachantes, des plumes (le terme n’est pas vraiment adéquat mais bon…) talentueuses.

Venez, c’est sympa ici aussi !

Je me suis inscrite à Hellocoton, sans imaginer que ça m’apporterait des lecteurs. Après tout, mis à part quelques membres de ma famille et mes supers copains, qui mon blog pourrait-il bien intéresser ? Et puis, assez vite, je me suis aperçue que des inconnus me lisaient. Ils laissaient même un petit commentaire parfois ! Ca n’était pas du tout le but premier, en revanche ça un côté hyper réjouissant de savoir qu’on a su capter l’attention, arracher un sourire par-ci par-là. Lorsque je vois qu’en à peine trois mois (je suis une jeune blogueuse, ça me fait au moins un domaine où je peux encore dire que je suis jeune !) vous êtes presque 3000 à être passés par là, ça me donne le vertige et ça me réchauffe le coeur.

Aujourd’hui, je trouve mille raisons pour bloguer :

  • je ne perds pas de vue mon premier objectif et je tente sans cesse d’améliorer mon petit chez moi.
  • j’ai réalisé que ca forme avant tout un livre de souvenirs.
  • c’est un fabuleux défouloir (d’ailleurs, pour ceux qui me suivent depuis le début, j’ai oublié de vous dire que ça ne me gratte plus).
  • je retrouve ce besoin frénétique d’écrire que j’avais enfant (si vous saviez le nombre de débuts de romans que j’ai griffonnés sur des carnets).
  • on fait de très jolies rencontres sur la blogosphère.

Finalement, tout est dit dans les lundis de Zaza, je blogue « pour le plaisir de bloguer, de partager, d’échanger ».

Rendez-vous sur Hellocoton !

Bits + pieces # 1

Sur une idée de Miss James, relayée par Marjoliemaman.

Comme beaucoup de blogueurs/blogueuses, je ne résiste pas au charme des bits + pièces.
J’avais décidé de m’y mettre dimanche dernier mais comme la box a fait des siennes, je n’ai pas pu. J’ai quand même envie de vous poster quelques photos du week-end précédent (je fais ce que je veux d’abord, c’est mon blog !).

Du soleil dans les cheveux

Des fleurs cueillies

Un palmier

Carnaval

Un char

Un après-midi en écharpe

Une course vers le toboggan

1. Du soleil dans les cheveux de ma blondinette.
2. Des fleurs cueillies.
3. Un palmier qui m’a fait oublier que le sud est loin.
4. et 5. Carnaval.
6. Un après-midi en écharpe de portage.
7. Une course vers le toboggan.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Nos enfants, avril 2013 (sur une idée de Marjoliemaman)

Zoé

  • a adoré assister à son premier carnaval.
  • sait maintenant « combiner » de manière officielle (même que c’est Karine la maîtresse qui l’a dit).
  • a recommencé les petits mensonges (il va falloir remédier à ça).
  • n’aime plus du tout les fraises Tagada.
  • chantonne « Vamos a la playa » sans arrêt.
  • pense que si Sam Chéri et moi nous marions un jour, elle portera une robe de mariée (alors que moi je n’en veux pas).
  • voudrait une DS alors qu’elle ne sait pas réellement ce que c’est.
  • progresse avec les petits chiens mais a toujours aussi peur des gros.
  • est revenue de l’école en nous disant : « T’es une fille et t’as pas de shampoing ? Nan mais allo quoi ! ». Je ne peux pas dire que j’étais ravie.
  • espère aller au carnaval de nuit ce soir mais la météo n’est pas sûre de nous le permettre.

Emma

  • s’est fait couper les cheveux et ça lui va super bien.
  • confond « spaghetti » et « confetti ».
  • s’est couchée plusieurs soirs de suite sans hurler (merci pour ce répit).
  • a l’air vraiment décidée à se faire percer les oreilles.
  • chante « Même pas peur » de Bébé Lilly à tue-tête et ça me fait rire.
  • sait maintenant écrire « Zoé » en plus d' »Emma ».
  • rêve d’une trottinette pour son anniversaire.
  • a rapporté un très joli mobile de l’école que nous avons accroché sur le palier.
  • joue beaucoup avec le camion de pompier de son frère.
  • a eu une souris en peluche par sa mamie qui ne la quitte plus depuis qu’elle l’a.

Nino

  • devient bavard. Il baragouine dans un dialecte qui m’est encore inconnu mais que je compte bien percer à jour.
  • marche à quatre pattes.
  • fait le grand écart aussi bien que Jean-Claude Van Damne (dixit Sam Chéri).
  • a décidé de chanter très fort dans son lit avant chaque dodo (tant pis si ses sœurs essayent de dormir à côté, le concert ne peut pas être annulé, Doudou serait trop déçu !).
  • se met debout à son parc et semble très fier de lui (il n’est pas le seul !).
  • sait rallumer sa musique de lit et ne se lasse pas de le faire.
  • n’a pas vraiment envie d’apprendre à manger sans mon aide.
  • pousse des cris de joie quand ses sœurs montent dans la voiture après l’école.
  • pleure à la fin de chaque biberon (et dire que ses parents ne comprennent pas qu’il en veut encore !).
  • sourit toujours autant mais commence à montrer des signes de caractère quand on lui interdit d’ouvrir les meubles.

Les filles, avril 2013

Nino, avril 2013

Rendez-vous sur Hellocoton !

Quand mon fils me fait mentir

Vendredi dernier, j’avais rendez-vous chez le médecin pour la visite « mention première bougie soufflée » de Nino.
Je l’aime bien le Docteur G. On ne le voit pas souvent car je j’ai la chance d’avoir des enfants très rarement malades (veinarde oui !). Ca faisait donc quelques mois que nous n’avions pas fréquenté son cabinet.
Comme d’habitude, malgré notre rendez-vous matinal (9h15), nous avons dû patienter une petite demi-heure dans la salle d’attente (oui même s’il est cool, il a quand même un petit défaut Docteur G. !). J’ai assis Nino par terre et je lui ai sorti quelques jeux de mon sac à dos (pas question de lui refiler le hochet encore dégoulinant de la salive d’un bébé malade… un peu psychorigide moi ?). Il a été parfait. Il s’est occupé et n’a montré aucun signe d’impatience.
Enfin, le médecin est arrivé. Nous nous sommes assis, je lui ai tendu le carnet de santé, il a regardé Nino et lui a dit : « Tu dois faire craquer tout le monde avec tes beaux yeux bleus ! ». Vous la sentez la mère dont l’égo devient d’un coup surdimensionné « il est beau mon fils, hein ! » ? Bref, je m’égare…
Mon petit bonhomme a été grand. Il a réussi l’examen haut la main, évidemment il a des mensurations de mannequin (je vous dis qu’il est beau mon fils !) et il n’a même pas poussé un cri quand le Docteur G. a enfoncé l’aiguille du vaccin dans sa petite cuisse. Pendant ce temps-là, je répondais aux questions sur le développement Nino : « Non il ne se déplace pas vraiment. » « Il reste beaucoup assis. » « Il ne se met pas debout tout seul non plus. » « Oh vous savez je crois qu’il est un petit peu fainéant » (vous avez le droit de me huer). L’auscultation terminée, nous retournons nous asseoir et pendant que le Docteur G. remplit mes papiers, je sors mon carnet de chèques. Je pose donc Nino au sol pour pouvoir écrire sans qu’il m’arrache le crayon des mains et là… il se met à marcher à quatre pattes comme s’il l’avait toujours fait !
Vous me croirez si vous voudrez mais l’après-midi même il se mettait debout seul dans son parc.
Quand un fils veut prouver à sa mère qu’elle a tort…

Nino

Rendez-vous sur Hellocoton !

Tous les jours (sur une idée de Sabine)

Tous les jours, Sabine elle dit ceci à ses associés.

Chez nous, les jours d’école ressemblent à ça :

« Bonjour ! C’est l’heure de se lever ! » (avec une voix qui s’envole dans les aigus, j’y peux rien c’est plus fort que moi)
« Habillez-vous vite ! »
« Qu’est-ce que tu veux au petit déjeuner ? »
« Ne mets pas ta cuillère dans ta bouche, elle va être toute mouillée pour prendre le chocolat »
« Deux secondes ! »
« Essuie ta bouche, tu as de la moustache ! »
« Arrête de faire le clown et mange ! »
– « Vous avez lavé vos mains ? »

« Vous allez faire pipi avant de partir ! »
– « Tu as pensé à te relaver les mains ? »

« Chut, votre frère dort encore ! »
« Frottez bien vos dents ! »
« Faites voir ! »
« Vous pouvez aller voir votre frère. »
« Bonjour mon Loulou d’amour ! »
 » Mettez vos manteaux ! »
« Dépêchez-vous, on est en retard ! »
« Vous avez vos cartables ? »
« Allez monter dans la voiture ! »
« Dépêchez-vous, on est en retard ! »
« Vous vous attachez ! »
« Emma, tu t’es attachée ? »
« Bon ça va, on n’est pas trop en retard ! » (après un rapide coup d’œil à l’horloge de la voiture)
« Vous pouvez vous détacher ! »
« Vous avez pris vos cartables ? »
« Allez vite sur le trottoir ! »
« Attention où vous marchez ! »
« Aaaaaatttennntioooon !!! » (merci les gens pour les déjections canines devant l’école !)
« Zoé, regarde où tu marches ! »
« Vous m’attendez pour traverser ! »
« Un bisou ! »
« Bonne matinée ! A ce midi ! »
« Allez Emma, on y va ! »
« Tu as sorti ton cahier ? »
« Vas-y, j’arrive ! »
« Dépêche-toi, Nino est lourd ! »
« Vas coller ton étiquette ! »
« Dépêche-toi ! »
« A ce midi ! Travaille bien ! »
« Non les mamans n’ont pas le droit de rester à l’école ! »
« C’est le dernier bisou ! »
« Oui je te fais au revoir à la fenêtre ! »
« Moi aussi je t’aime ! »
« Allez Nino, on rentre à la maison ! »
« Oui le biberon arrive ! »
« Ca chauffe ! »
« Non Nino, on n’ouvre pas les portes du meuble ! »
« Non Nino ! »
« Nino, j’ai dit non ! »
« Tu veux aller voir Doudou ? » (ce qui veut dire « tu veux aller te coucher ? »)
« Allez mon loulou, on va aller chercher tes sœurs à l’école ! »
« Des clopinettes à la sauce caillou ! » (Vous avez deviné la première chose que me demande mes filles à midi ?)
« Attachez-vous ! »
« Emma, tu t’es attachée ? »
« C’était bien ce matin ? »
« Il y avait des absents ? » (façon de les faire parler tout en détectant un début d’épidémie)
« Vous vous êtes lavées les mains ? »
« Vous mettez le couvert ! »
« Oui mon amour, ça chauffe ! »

« Deux secondes ! »
« A table ! »
« Je n’ai que deux mains ! »
« Ca vient ! »
« Je peux manger un peu aussi ?! »
« Fais voir ta bouche ! »
« Mais comment tu fais pour en avoir jusque sur le front ? »
« Vous avez cinq minutes pour jouer ! »
« Vous allez faire pipi ! »
– « Vous avez lavé vos mains ? »
 » Mettez vos manteaux ! »
« Dépêchez-vous, on est en retard ! »
« Allez monter dans la voiture ! »
« Dépêchez-vous, on est en retard ! »
« Vous vous attachez ! »
« Emma, tu t’es attachée ? »
« Bon ça va, on n’est pas trop en retard ! »
« Vous pouvez vous détacher ! »

« Bon après-midi ! »
« Allez mon lapin, tu vas aller te coucher toi aussi ! »
« On va chercher Emma et Zoé ? »
« Ca va ? Ca s’est bien passé ? »
« Zoé, ne traîne pas ton cartable par terre ! »
« Il est où ton gilet ? »
–  « Attachez-vous ! »
« Emma, tu t’es attachée ? »
« Sortez-moi vos cahiers ! »
« C’est bon j’ai signé, allez ranger vos cartables ! »
« Vous les avez mis où vos manteaux ? »
« Vous allez goûter ! »
« Oui Nino j’arrive ! »
« Deux secondes ! »
« Emma tu as de la compote dans les cheveux ! »
« Je ne peux pas être partout ! »
« Vous n’avez pas envie d’aller jouer un petit peu en haut ? » (histoire que Maman goûte à un peu moins d’effervescence)
« Allez, on va faire les douches ! »
« Ben si parce qu’on n’est pas dans la famille cochon ! »
« Emma déshabille-toi ! »
« Zoé, c’est ton tour ! »
« Tu as fait pipi ? »
« Mets ton pyjama ! »
 » Nino, on ne se met pas debout dans le bain ! »
« A table ! »
« On s’assoit correctement ! »
« Emma, tu as de la purée sur le menton ! »
« Vous lavez vos mains ! »
« Allez faire pipi ! »
« Les mains !!! »
« Allez vous brossez les dents ! »
« C’est l’heure de se calmer ! »
« Même si tu n’en as pas envie, c’est l’heure de dormir ! »
« Il y a de l’école demain ! »
« Bonne nuit ! »
« Je vous aime. »

Chufi bâille

Et pendant ce temps là…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Lettre ouverte à Mr Libre

Cher Monsieur Libre,

Il y a quelques semaines, tu nous as adressés un courriel pour nous avertir que bientôt notre bonne vieille box ne supporterait plus le haut débit que tu allais désormais nous fournir.

Tu nous proposais donc deux solutions : soit tu nous offrais la box de la génération suivante (sa fille donc) soit nous te versions quelques deniers (30 euros quand même) et là ça serait ta boîte révolutionnaire qui ferait son entrée dans notre maison. « Oui bien mais qu’a-t-elle donc de si révolutionnaire ? » me demandais-je à la lecture de ta gentille lettre. Elle accepterait mes dvd et me permettrait d’enregistrer mes programmes. Etant donné que, jusque ici, nous ne pouvions enregistrer que la chaîne que nous regardions et que nous ne pouvions pas programmer ledit enregistrement (sans grand intérêt donc), il n’en fallait pas plus pour me convaincre. Nous allions virer la grand-mère pour accueillir la petite-fille.
Le serveur fut expédié et reçu assez rapidement.
Chez nous, la nouvelle technologie n’est pas vraiment présente (pour ne pas dire carrément absente) : ni ipad, ni ipod, ni iphone ; juste de l’imagination (je n’ai pas pu m’empêcher de la faire, désolée !). C’est te dire toute la confiance que nous t’accordions en invitant ta petite révolution à s’installer dans nos murs !Freebox
Le jeudi soir où nous avons reçu le rectangle de modernité, Sam Chéri s’est attelé à ses branchements. Là, première déception : tu nous avais promis la télévision mais finalement le débit semble moins élevé que dans tes prévisions. Ton boîtier magique faisant aussi décodeur TNT, je décidai de te pardonner… Et là, paf, deuxième déception : tu m’annonces que je dois quand même te verser 1,99 euro par mois pour regarder mes émissions préférées. Je commence à me demander si notre amitié est réelle et si je ne me suis pas laissée quelque peu abusée.
Passé ses premiers sentiments amers, le lendemain soir nous profitons du replay et mes regrets s’envolent. Je me dis que je ne raterai plus aucun épisode de mes séries et que ça, c’est quand même pas mal !
Samedi matin, je me lève de bonne heure avec la ferme intention d’écrire un article et là c’est le drame : la révolution est finie, ta box a rendu les armes. Deux jours de combat seulement puis plus rien ! Nous avons guetté la pauvre dame pendant quelques heures mais elle n’est pas revenue à elle.
Je décidai alors d’appeler tes collaborateurs pour qu’ils m’éclairent. Je dois reconnaître que je les ai joints assez facilement. Après avoir conversé avec une voix électronique qui me demandait de taper 1 ou 2, un charmant monsieur a pris les rênes de la discussion. Quand il m’a demandé si je pouvais « inverser les freeplugs », je lui ai indiqué qu’il me parlait chinois, il a ri et je lui ai passé Sam Chéri. Et alors que Sam Chéri avait la tête dans le placard parce qu’il exécutait ce que mon nouveau copain lui disait de faire, la ligne fut coupée. (Parce qu’il faut aussi que j’ajoute ça à mes doléances : tu m’offres mon forfait mobile c’est gentil mais si je pouvais capter un tantinet mieux ça serait parfait.) Je recommençai donc l’opération (je tape 2, mon identifiant, mon code secret…), puis tendais bien vite mon téléphone au technicien de la famille. Ce fut une sympathique dame à l’accent très exotique qui prit les choses en main. Du coup Sam Chéri se demanda à son tour si elle ne lui parlait pas chinois. Ton dernier collègue, celui du service après-vente, nous proposa un échange dès le mardi suivant. J’étais un peu sceptique mais c’est vrai que ce matin à 10h00 j’avais un texto du relais Kiala m’informant que je pouvais venir chercher mon colis. J’ai donc décidé de passer l’éponge et de considérer que cette petite histoire n’est qu’un malentendu (ou plutôt une mauvaise connexion) entre nous.

Voilà Monsieur Libre, tout ça pour te dire une chose : je suis souvent parfois une fille dépassée mais internet je ne peux m’en passer ! Alors, je t’en prie, ne me refais plus ce coup là sans quoi je risque de beaucoup moins t’aimer.

Rendez-vous sur Hellocoton !