Samedi en musique # 9

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Aujourd’hui je vous propose un morceau de Goran Bregovic.
Parce qu’il y a bien longtemps (quand nous n’avions pas encore d’enfants quoi !), nous avions assisté à un concert qu’il donnait accompagné de son « orchestre pour mariage et enterrements« . C’est un super souvenir : un théâtre de verdure, des cuivres, du folklore et mon amoureux. Et quand j’entends les premières notes de certaines chansons, mon corps se met irrésistiblement à bouger.

Cette musique m’envoûte et mon seul regret est de ne pas en comprendre les paroles (si quelqu’un parle serbe -enfin je crois- c’est le moment de se manifester !).

C’était ma participation au Samedi en musique de BBB’mum. Bon samedi et bonne écoute !

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Bien(trop)tôt

Nino, mon tout petit, d’ici quelques jours tu souffleras ta deuxième bougie.

J’aimerais suspendre le temps quelques instants. Nicher mon nez au creux de ton cou (là où tu es le plus chatouilleux) et t’entendre rire aux éclats (de ce rire si particulier qui me semble être celui d’un bébé alors que tu n’en es plus vraiment un). Je voudrais tenir ta petite main potelée dans la mienne pour l’éternité. Te voir encore et encore te cacher le visage avec tes mains  juste pour m’entendre demander où tu es passé (en fait je te vois tu sais !).
Mais bientôt, tes doigts se seront affinés, tu me donneras encore la main mais tu la lâcheras bien vite au portail de l’école. Bientôt tu iras au collège et tu ne jetteras même plus un regard vers moi. Bientôt ton père et moi chargerons nos bras de cartons pour t’aider à emménager dans ton petit studio. Bientôt je deviendrai grand-mère (peut-être pas tout de suite mais…).
En attendant, j’essaye de graver chaque moment de ton existence dans ma mémoire.
Tu auras bientôt 2 ans et :

  • tu ne prononces que très peu de mots mais je te sais capable de bien plus.
  • tu comprends tout.
  • tu es volontaire et appliqué.
  • tu dors dans ton grand lit depuis trois jours.
  • ton désordre ne te dérange pas mais tu as du mal à supporter le nôtre.
  • tu es plein de mimiques toutes plus expressives les unes que les autres.
  • tu n’es pas câlin (hormis avec le chat et ton doudou que tu couvres de « vrais » bisous).
  • tu es bon public (tu ris à toutes les blagues, même les plus douteuses).
  • tu n’es pas prêteur (mais on y travaille).
  • tu voues une admiration sans bornes à tes sœurs.
  • tu aimes le jus de pommes, les craquinettes à la framboise et les flans au caramel.
  • tu es plutôt bonne pâte.
  • tu te déguises parfois en coccinelle avec la robe d’Emma.
  • tu as fait ton premier pipi sur le pot avant-hier et je me suis extasiée (parce que c’est aussi ça être maman).
  • tu es passionné par les livres.
  • tu utilises beaucoup d’onomatopées (« wouah« , « roh« , »et « oh là là » sont notre lot quotidien).
  • tu ris beaucoup.

Deux ans

Tu auras bientôt 2 ans et tu sera toujours mon petit bonhomme.

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On ne se connaît pas et pourtant…

J’ai hésité avant d’écrire cet article. Pour être franche, d’habitude je commence par le titre et là la case reste vide.
A l’instant où je couche mes mots sur le clavier (peut-on utiliser cette expression ?), je ne sais pas encore où je vais. Mais je tourne ça dans ma tête depuis quelques jours et j’ai besoin de l’exprimer.

Chaque petit mot que vous me laissez me réchauffe le cœur.
Lorsque j’ai commencé mon blog, je l’ai fait pour moi (et un peu pour mes enfants aussi, mais auront-ils le désir de le lire un jour ?).
Assez vite, j’ai eu besoin de le partager, sans vraiment savoir pourquoi.

Quand vos amis vous disent qu’ils apprécient vos écrits, vous êtes touché(e) mais vous ne pouvez vous empêcher de penser qu’ils s’y intéressent surtout parce qu’ils vous connaissent. Attention je ne minimise pas du tout l’attention portée par mes proches et elle me touche autant que celle des autres ! Les commentaires laissés ici par des « inconnus » résonnent juste différemment.
Il y a ceux qui arrivent là par erreur (non parce que parfois, à la vue de ce qu’ils ont demandé à Mr Google, le moteur de recherche les a mal guidés !). Il y a les lecteurs de l’ombre (auxquels j’appartiens aussi parfois chez les autres). Il y a ceux qui passent par là par hasard et qui prennent quand même le temps de me dire un truc agréable. Enfin il y a celles qui me laissent très souvent des commentaires et dont je me sens proche d’une certaine façon. On connaît des bouts de nos vies et on ne se connaît pas. On ne se connaît pas et on a l’impression de se connaître (ou pas). On se connaît sous des pseudos, on s’intéresse réellement à ces tranches de quotidien.
Il n’y pas si longtemps je n’aurais pas pensé ressentir ça. Ce sentiment indescriptible qui fait qu’on s’attache à ces personnes qu’on ne rencontrera peut-être jamais mais qui deviennent des personnages dont on suit les aventures.
Là soit vous devez me trouver carrément stupide ou trop sentimentale naïve ou encore complètement folle… Dans le monde réel j’ai des amis (et pourtant je n’aime pas trop les curlys) et je me sens un peu dépassée par tout cet univers virtuel.

En fait je ne me reconnais pas.
Je scrute mes statistiques WordPress. Oui c’est mal mais je (me) l’avoue maintenant : être lue me satisfait. Est-ce un besoin de reconnaissance (n’en sommes-nous pas tous un peu là ?) ou encore un syndrôme bloguesque ? Toujours est-il que j’aime (pour l’instant) ce que ça m’apporte  : des échanges sympas.
Voilà où je voulais en venir… Je ne pensais pas que ça m’arriverait un jour mais j’ai pleuré à la lecture d’un de vos messages. J’ai hésité à répondre par mail tellement j’avais été touchée. Peut-être aurais-je mieux fait.
Je ne m’explique pas vraiment l’impact de ce message sur moi mais j’ai pleuré.
J’ai pleuré parce qu’on m’a dit que je faisais rire et monter les larmes aux yeux.
J’ai pleuré parce qu’on m’a encouragée à continuer.
J’ai pleuré parce qu’on m’a dit que j’étais une bonne maman. Au fond je crois que c’est ça qui m’a fait pleurer. J’ai trouvé ce compliment d’une gentillesse extrême. J’ai pleuré parce que je me suis dit que cette personne serait sans doute déçue si elle me connaissait « en vrai ». Moi qui fais tant d’erreurs dans ma vie de maman, qui manque si cruellement de patience et qui crie souvent gratuitement.
Voilà, je viens d’écrire le titre de mon article. On ne se connaît pas et pourtant j’ai eu peur de te (vous) décevoir.

Jonquille

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Pourquoi disent-ils « Maman » 390 fois par jour ? #EnquêteImpossible

Aujourd’hui mon Enquête Impossible pour Amélie Epicétout porte sur le nombre incalculable de fois où nos enfants nous appellent dans la journée.

LES FAITS :

Avec des paramètres variables tels que :

  • la fréquence (qui peut tout de même atteindre la cadence d’une fois toutes les 10 secondes)
  • le volume sonore (attention les décibels peuvent monter très haut, surtout en cas de conflit fraternel)
  • l’intonation (elle peut être mielleuse, boudeuse, supplicatrice…)

immanquablement nos adorables bambins hurlent susurrent « Maman » (ou « Papa » à adapter selon votre situation) à nos oreilles à longueur de jour.

Ils veulent un jeu coincé sous un meuble ? « Maman ! »
Ils ont fini de faire caca ? « Maman ! »
Leur sœur leur a arraché une barbie des mains ? « Maman ! »
Et n’oublions pas le fameux : « Maman ! » « Oui quoi ? » « Non rien !’ (un vrai régal celui-ci).

MES HYPOTHESES :

  • Ils s’assurent de notre disponibilité à toute épreuve (un « Maman » et toute activité parallèle s’arrête).
  • Ils ont peur qu’on oublie notre identité (My name is Maman).
  • Ils veulent nous faire plaisir (ils n’ont pas oublié nos visages penchés sur leur transats « Dis Maman ! Ma-man ! »).
  • Ils vérifient le plus souvent possible que nous n’avons pas été aspiré(e) par une faille spatio-temporelle.
  • Ils veulent nous rendre fou/folle (oui c’est diabolique).

LES SOLUTIONS :

Une majorité de papas semble avoir testé et approuvé l’ignorance (autrement appelée « je suis devant la télé et je ne t’entends pas ») mais il semblerait que ce remède soit beaucoup moins efficace sur les mamans.

MA CONSOLATION :

C’est PARFOIS le plus doux des mots.

Les enquêtes impossibles

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Samedi en musique # 8

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Je ne sais pas bien pourquoi mais en ce moment je suis fatiguée (un problème de sommeil je pense) et là tout de suite ce qui me ferait vraiment envie c’est :

Ce Voyage en Italie proposé par Lilicub me tenterait bien, histoire de me ressourcer. Pas vous ?

C’était ma (petite) participation au Samedi en musique de BBB’s mum.
Bon week-end à vous !

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La compétition*

* Je n’aime pas ce mot et ce qu’il représente… COMPETITION. D’où vient ce besoin de se mesurer aux autres ? Doit-on à tout prix être LE meilleur ?

Zoé fait de la gymnastique depuis deux ans dans le club du village voisin. A l’origine, elle voulait faire de la danse, mais aucun groupe n’était ouvert aux moins de 6 ans.

Ma fille n’est pas une grande sportive. Dès la petite section, ses seuls points rouges étaient en motricité. Mais l’année dernière, au bout de quelques mois à « gymner », son institutrice nous à dit constater de réels progrès.
Au mois de juin, elle a participé à une compétition interne où chaque participant est reparti avec une médaille, la joie quoi.

Il y a deux mois, sa monitrice nous a averti d’une prochaine compétition, inter-clubs cette fois-ci. J’ai tout de suite expliqué à Zoé qu’elle reviendrait bredouille et qu’elle n’était pas obligée d’y aller. Elle n’ a eu aucune hésitation, elle serait bien présente.

C’était dimanche dernier. Il faisait beau et la perspective de rester enfermés tout l’après-midi ne nous enchantait guère.
Nous avons déposée Zoé à 14h30 pour l’entraînement ; nous devions la rejoindre une heure plus tard.
GymA 15h15, quand nous sommes entrés dans le gymnase, le public était déjà installé mais les festivités n’avaient pas commencé. Les filles en étaient encore aux essais. J’ai scruté les praticables et j’ai enfin trouvé ma Zoé. Elle était bloquée sur les barres asymétriques, tétanisée par la peur. Je l’ai entendue pousser un petit cri et je l’ai vue pleurer. J’ai aperçu les jeunes aide-monitrice qui tentaient de la rassurer mais mon coeur de maman s’est serré. J’ai eu envie de courir la rejoindre, la prendre dans mes bras et la consoler. Rappelée à l’ordre par Sam Chéri, j’ai ravalé mon côté chamallow.
Nous avons pris place sur les gradins.
Après les barres de la torture, ma fille s’est dirigée vers la poutre. Nous avons assisté à la même scène que la précédente. Zoé a le vertige et je l’ai vue se raidir et se bloquer. J’ai senti les larmes me monter au yeux et ma gorge se nouer. La compétition n’était pas commencée et déjà j’avais envie de m’en aller.

Enfin la présidente du club a lancé le coup d’envoi. Le concours a démarré dans un silence de plomb (pas très fun comme ambiance).
Bizarrement, Zoé ne paraissait pas vraiment stressée alors que de mon côté l’ulcère guettait.
Pour son enchaînement au sol, ma miss a géré. Par contre aux agrès, j’ai dû me retenir de pas m’effondrer en la regardant.
Je revivais mes années collège avec la terrible Mauricette toujours en jogging mais pas plus sportive que ma grand-mère et qui nous insultait (nous les nuls) pendant toute la durée de son cours. J’étais envahie par la culpabilité. Lui avais-je transmis le gène de l’anti-sport ?

Et puis, en l’observant, j’ai finalement été remplie de fierté.
Sur la poutre j’aurais vacillé ; elle, malgré ses difficultés, elle a fait face. De la voir si forte, combattant sa peur m’a scotchée. Elle a pris sur elle et s’est dépassée (moi j’ai mis 30 ans avant d’en arriver là). Ma fille cette championne.

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Un mercredi dans mon taxi

TaxiIl y a quelques mois, notre petite Clio (la voiture, pas une fillette avec un prénom ridicule) a rendu l’âme. Habitant à Cambrousse City il a fallu la remplacer assez rapidement (une trentaine de kilomètres pour aller bosser, Sam Chéri n’a pas choisi l’option bicyclette).
Nous avons acheté une 7 places. Ca faisait un petit moment qu’on en parlait et l’occasion s’est présentée.

Mais qui dit familiale sous-entend aussi devenir taxi (pas besoin d’acheter la licence, c’est gratuit !).

Le mercredi matin c’est gym pour Emma et le mercredi après-midi c’est gym pour Zoé. Evidemment le club n’est pas à PETITE BOURGADE (ça serait trop facile !), il est situé à une dizaine de kilomètres de chez nous.
Bien entendu, lorsque nos enfants font du sport, on ne se la joue pas perso et on tente de s’organiser au mieux pour les tours. Alors on remplit les véhicules.

Donc le matin ça donne : 2 enfants de 6 ans dans le coffre (enfin pas vraiment dans le coffre hein), mon Nino (bientôt 2 ans), une petite fille et Emma (toutes les deux en moyenne section) à l’arrière et ma grande de 6 ans et demi à l’avant (si si c’est autorisé, j’ai vérifié). Si je pose tout ça sous forme d’addition je peux vous dire que : 6 enfants de moins de 7 ans + l’excitation de se retrouver = une maman bien fatiguée.
Mes conversations durant la trajet passent alors de « Ah ouais tu as eu ça à ton anniversaire ? C’est trop cool ! » à « On ne se détache pas !« , « Si tu la tapes elle ne voudra plus être ta copine » ou encore « Pas de gros mots dans ma voiture ! Ah bon il dit ça ton père ? Peut-être, mais pas dans ma voiture !« . Arrivés sur le parking de la salle de sports, tout le monde veut que je porte son réhausseur (sachant que j’ai déjà Nino dans les bras), je dois vérifier qu’aucun objet n’a été oublié dans mon super taxi (oui il est super, il y a des porte-gobelets dans les portières) et enfin il est impératif de veiller à ce que personne ne se mette à courir (« Attention de ne pas vous faire écraser !!!« ).
Bref, quand j’ai déposé toute cette marmaille je suis (parfois) exténuée.

L’après-midi il faut encore recommencer. Vis ma vie de MAF.
Le pire c’est que je me dis que bientôt le petit dernier s’y mettra sans doute lui aussi.

Mais voyons le côté positif des choses (c’est mon côté Lorie) : nous avons failli acheter un 9 places… et on ne l’a pas fait !

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