Ca s’en va et ça revient

Il y a des amis à qui on pense très souvent mais dont on ne prend que rarement des nouvelles. Les jours, les mois, les années défilent et on a un peu honte de revenir vers eux. On ne sait pas ce qu’ils vont penser mais on ne veut pas couper les ponts parce qu’on les aime, parce qu’ils ont compté pour nous.
Ce blog c’est un peu la même histoire, j’ai sans cesse envie d’écrire mais je me laisse déborder par la vie, je ne prend pas le temps, je me fait happer par le quotidien…
Et de temps en temps je reviens ! (Vous ne vous débarrasserez pas de moi aussi facilement !)

Donc voici ce qui s’est passé ces derniers mois dans ma vie trépidante : j’ai fêté Noël (ah bon vous aussi ?!), j’ai eu mon premier smartphone (mais je reste malgré tout un peu une blogueuse vintage, clin d’oeil à ma copine
Elodie), je me suis aperçue que 2014 était déjà derrière moi, j’ai lu Charlie Hebdo, j’ai vieilli, mon compte Facebook a été piraté, j’ai perdu une carte bancaire, j’ai cassé mon bô téléphone (ça c’était pour la « case poisse »), j’ai signalé qu’on avait usurpé mon identité, j’ai retrouvé ma carte bancaire au bout de quelques jours, la garantie de mon téléphone a marché (catégorie « tout est bien qui finit bien ») et le compte à rebours de mon retour à la case Pôle Emploi s’est accéléré. Ah oui aussi l’ingratitude s’est emparée de moi : je n’ai souhaité la bonne année à personne (à part ceux avec qui j’ai réveillonné parce que bon quand même sinon ça aurait fait mauvais genre), je n’ai pas dit merci pour les textos, pour les photos et pour les paillettes dans les enveloppes. Je ne parlerai même pas des anniversaires que j’ai oublié.

La semaine dernière j’ai reçu un mail en réponse à une lettre que j’avais écrite il y a plus de cinq ans (véridique). Je ne serais finalement pas la seule à me dire que mieux vaut tard que jamais ?

Smartphone

ps : Bonne année et joyeuses Pâques (je préfère prendre un petit peu d’avance, c’est plus prudent !).

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Ma journée au paradis des parents blogueurs #efluentmums3

Le 3 décembre dernier avait lieu la troisième édition du spot des E-fluent mums organisé par le magazine Parole de mamans et vous savez quoi ? J’y étais !!!

Alors petit préambule pour ceux qui ne sauraient pas en quoi ça consiste : selon moi c’est une sorte de salon pour blogueurs parentaux et selon Leslie Sawika (qui parle beaucoup mieux que moi) « c’est plus de 3000 demandes d’inscription d’influenceurs, c’est 350 blogueurs sélectionnés, c’est 80 marques partenaires, c’est une vingtaine de personnalités, c’est plus de 30 journalistes, c’est une équipe de 25 personnes qui travaillent pendant plus d’un an pour rendre cette journée inoubliable, c’est plus de 12436 heures de boulot, c’est plus de 3547 mails traités et c’est surtout des dizaines de milliers de mots bienveillants, d’amour et de partage autour d’un seul événement. »

Ma journée a débuté dès 3h15 (j’avais prévu de me lever à 3h35 mais le stress aidant, j’étais réveillée avant). Sam Chéri m’a emmenée à la gare de Nantes pour un départ à 6h05. Là-bas j’avais rendez-vous avec Elodie que je ne connaissais. Dress code oblige (tenue noire et/ou blanche, accessoires jaunes ou fushias), j’avais opté pour une robe noire avec une paire de collants roses. Premier point commun, Elodie avait fait le même choix que moi ! Hyper facile de se reconnaître donc ! Le trajet jusqu’à Paris a passé à la vitesse de l’éclair, j’ai trouvé une copine (que je n’ai d’ailleurs pas quittée de la journée) ! A Montparnasse nous avons rejoint Aurélia, complètement flipée légèrement stressée de prendre le métro.

Arrivée à destination, j’ai tout de suite été subjuguée par la beauté du Palais Brongniart. Tapis rouge rose à l’entrée, nous avons été accueillies comme des princesses (quoi de plus normal dans un palais ?!). Pose devant le photocall (rien que de le dire ça claque hein !), cadeau de bienvenue, tote bag bien rempli, badge remis et nous pouvions enfin rentrer dans le vif du sujet.
Nous avons assisté à la conférence « Prendre confiance en soi grâce à internet ». Un bilan mitigé : des interventions intéressantes (comme celle de Manue avec qui j’ai eu la joie de discuter brièvement) et d’autres beaucoup moins pertinentes (comme celle de Florence Servan Schreiber qui nous a expliqué être très mal à l’aise dans une conversation à deux et avoir une Community Manager, mouais pour la confiance en soi on repassera !).
Ensuite, nous nous sommes un peu fait coincées à l’interview de Nikos (note pour ceux qui se demanderaient comme mon amie Claire « Nikos qui ? » : Aliagas bien sûr !) par Elsa Fayer. Non pas que nous voulions nous échapper à tout prix, nous avions juste prévu autre chose ! Finalement c’était plutôt sympa !
Après nous avons entamé notre tour des stands où j’ai fait de jolies découvertes dont je vous parlerai dans un autre billet (parce que sinon j’ai peur de vous perdre en route). Là nous avons été couvertes de cadeaux par certains partenaires ; princesses et gâtées donc !
Nous avons grignoté chez Yoni Saada  (mais si celui de Top Chef !), excellent !
Au détour d’une allée, ma copine Elodie a pu avoir son selfie avec Nathalie Péchalat.
Vers 16h00, j’ai dû dire au revoir à ma binôme nantaise qui rentrait plus tôt pour les trois ans de son Poulpinou chou. Mon réveil nocturne matinal commençait à se faire sentir et le massage des mains chez Weleda s’est alors révélé divin !
Dernière conférence : « Comment soigner son image virtuelle pour gagner en influence ? ». Très sympa et là je ne vais pas vous dévoiler un scoop mais seulement confirmer que Cynthia Bavarde est aussi drôle à l’oral qu’à l’écrit !
Avant de partir j’ai assisté à l’intervention de Najat Vallaud Belkacem (où j’étais assise à trois chaises de Sandrine Quétier, et ouais !).

Enfin j’avais rendez-vous dans le hall à 18h00 avec un groupes de bretonnes : Aurélia (toujours aussi angoissée par le métro), Marianne, Marie (et son PetitPoisson trop mignon) et Emmanuelle car nous avions prévu de regagner la gare ensemble. Ce fut court mais très sympa !
Embrassades sur le quai, changement de train au Mans et retrouvailles avec Sam Chéri à 22h24. Fatiguée mais HEUREUSE !

Intérieur Palais Brongniart

En résumé ma journée c’était ça :

  • Un lieu de folie, décoré à merveille qui m’a fait me sentir toute petite et si grande à la fois.
  • Des jolies rencontres.
  • La joie de pouvoir mettre un visage (et une voix) sur les blogueuses que je lis régulièrement.
  • Une sensation étrange en croisant les « blogo-stars », un peu comme si les personnages de feuilletons que je suivais s’évadaient du petit écran (non je ne suis pas folle !).
  • Le plaisir de revoir certaines de mes copines co-créatrices de langes pour Babymoov.
  • L’impression d’avoir parfois fait ma groupie (« j’aime beaucoup ce que tu écris »), regretter de ne pas avoir osé avec d’autres.
  • Beaucoup de sourires.
  • Des cadeaux plein les bras (merci à Squiz d’avoir pensé à nous fournir d’énormes sacs pour ramener tout ça !)

Bref c’était top top top !  Un énorme merci à toute l’équipe de Parole de mamans pour la montagne de travail accompli et vivement l’année prochaine !
(Et merci aussi à Amélie de m’avoir convaincue de venir !)

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Blogueuse à temps partiel

Comment vous expliquer une absence si longue (je vous ai manqué hein ???)…
Une panne d’internet (pendant deux mois quand même !), des gros travaux, beaucoup de ménage et d’ordre à remettre et toujours cette horloge qui se moque de moi et qui avance ses aiguilles bien plus vite que je ne le voudrais. Toujours beaucoup d’articles dans ma tête, plein de douces pensées pour vous et bientôt le dénouement de l’aventure que je vous contais en février dernier.

Est-ce qu’on peut bloguer seulement de temps en temps sans faire d’oxymore ? Vous avez deux heures ! (Ou plus…)

Montre

Ps : demain retrouvez un indice sur mon rendez-vous en terre inconnue ici.

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Si les journées étaient plus longues

Mais que s’est-il passé pour que je disparaisse de la blogosphère pendant deux mois ?

J’hésite à vous raconter mon enlèvement par les petits hommes roses (non parce que le vert ça fait Médiatis) mais j’ai peur que vous ne me croyiez pas.
En fait je n’ai pas de bonne excuse. Je me suis une nouvelle fois laissée aspirer par le tourbillon du temps. (Et en plus je ne bosse pas… je sais…)

Ma vie a suivi son cours (comme la vôtre je suppose). Pour que vous compreniez la suite du feuilleton, voici un résumé de mes dernières semaines : Nino a eu deux ans, Emma en a eu cinq, le compte à rebours de ma dernière année de congé parental s’est mis en marche (et l’angoisse du « qu’est-ce que je vais faire après ? » aussi), nous sommes partis en week-end à Paris, mon Chufi que j’aimais tant a disparu (et n’est jamais revenu), nous avons emmené les filles à leur premier carnaval de nuit, j’ai trié des années de papiers, les résultats d’une élection m’ont donnés la nausée, je me suis rapprochée de mes cousins, un nouveau petit chat s’est installé à la maison.

Alors voilà, j’ai souvent écrit des débuts d’articles dans ma tête mais je n’ai pas pris le temps de me poser devant le clavier pour en écrire la suite. J’aimerais pouvoir vous dire que ça ne se reproduira plus mais on se refait difficilement… D’autant plus que les travaux de la petite maison ont repris, extérieurs cette fois-ci. Nous avons décidé d’enlever le vilain enduit ciment de la façade pour découvrir les pierres qui se cachent derrière. Après trois heures de piquage intensif au burin électrique hier, je me suis réveillée ce matin les mains calleuses et le corps endolori mais heureuse de savoir le chantier commencé. J’ai tellement de choses à vous raconter et tellement de lecture de vies à rattraper que je ne sais pas par où commencer. En tout cas je ne vous oublie pas.

Mali

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On ne se connaît pas et pourtant…

J’ai hésité avant d’écrire cet article. Pour être franche, d’habitude je commence par le titre et là la case reste vide.
A l’instant où je couche mes mots sur le clavier (peut-on utiliser cette expression ?), je ne sais pas encore où je vais. Mais je tourne ça dans ma tête depuis quelques jours et j’ai besoin de l’exprimer.

Chaque petit mot que vous me laissez me réchauffe le cœur.
Lorsque j’ai commencé mon blog, je l’ai fait pour moi (et un peu pour mes enfants aussi, mais auront-ils le désir de le lire un jour ?).
Assez vite, j’ai eu besoin de le partager, sans vraiment savoir pourquoi.

Quand vos amis vous disent qu’ils apprécient vos écrits, vous êtes touché(e) mais vous ne pouvez vous empêcher de penser qu’ils s’y intéressent surtout parce qu’ils vous connaissent. Attention je ne minimise pas du tout l’attention portée par mes proches et elle me touche autant que celle des autres ! Les commentaires laissés ici par des « inconnus » résonnent juste différemment.
Il y a ceux qui arrivent là par erreur (non parce que parfois, à la vue de ce qu’ils ont demandé à Mr Google, le moteur de recherche les a mal guidés !). Il y a les lecteurs de l’ombre (auxquels j’appartiens aussi parfois chez les autres). Il y a ceux qui passent par là par hasard et qui prennent quand même le temps de me dire un truc agréable. Enfin il y a celles qui me laissent très souvent des commentaires et dont je me sens proche d’une certaine façon. On connaît des bouts de nos vies et on ne se connaît pas. On ne se connaît pas et on a l’impression de se connaître (ou pas). On se connaît sous des pseudos, on s’intéresse réellement à ces tranches de quotidien.
Il n’y pas si longtemps je n’aurais pas pensé ressentir ça. Ce sentiment indescriptible qui fait qu’on s’attache à ces personnes qu’on ne rencontrera peut-être jamais mais qui deviennent des personnages dont on suit les aventures.
Là soit vous devez me trouver carrément stupide ou trop sentimentale naïve ou encore complètement folle… Dans le monde réel j’ai des amis (et pourtant je n’aime pas trop les curlys) et je me sens un peu dépassée par tout cet univers virtuel.

En fait je ne me reconnais pas.
Je scrute mes statistiques WordPress. Oui c’est mal mais je (me) l’avoue maintenant : être lue me satisfait. Est-ce un besoin de reconnaissance (n’en sommes-nous pas tous un peu là ?) ou encore un syndrôme bloguesque ? Toujours est-il que j’aime (pour l’instant) ce que ça m’apporte  : des échanges sympas.
Voilà où je voulais en venir… Je ne pensais pas que ça m’arriverait un jour mais j’ai pleuré à la lecture d’un de vos messages. J’ai hésité à répondre par mail tellement j’avais été touchée. Peut-être aurais-je mieux fait.
Je ne m’explique pas vraiment l’impact de ce message sur moi mais j’ai pleuré.
J’ai pleuré parce qu’on m’a dit que je faisais rire et monter les larmes aux yeux.
J’ai pleuré parce qu’on m’a encouragée à continuer.
J’ai pleuré parce qu’on m’a dit que j’étais une bonne maman. Au fond je crois que c’est ça qui m’a fait pleurer. J’ai trouvé ce compliment d’une gentillesse extrême. J’ai pleuré parce que je me suis dit que cette personne serait sans doute déçue si elle me connaissait « en vrai ». Moi qui fais tant d’erreurs dans ma vie de maman, qui manque si cruellement de patience et qui crie souvent gratuitement.
Voilà, je viens d’écrire le titre de mon article. On ne se connaît pas et pourtant j’ai eu peur de te (vous) décevoir.

Jonquille

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Un an… le bilan

bloganniversaireIl y a un an, je me lançais dans l’aventure un peu dingue de l’écriture bloguesque.

C’était d’abord une manière d’apprivoiser WordPress, de me plonger un peu dans le html et de mettre un site en forme. Bref, à l’origine c’était un petit exercice que je m’imposais histoire de connaître l’étendue de mes incompétences informatiques.
Et puis, comme il fallait bien meubler, j’ai posé mes valises et j’ai commencé à raconter ma vie. J’ai tapé « blog de maman » sur l’ennemi juré de certains blogueurs, j’ai cliqué un peu au hasard et j’ai atterri chez Marjoliemaman. Je me suis prise au jeu de la lecture et je me suis dit qu’il fallait vraiment que je me lance. J’en ai parlé à une amie (poke Lucie), puis à une autre, puis à une autre, puis à une autre…
Je me suis inscrite sur Hellocoton, sans vraiment comprendre ce que ça m’apporterait. Et un jour, j’ai découvert que j’avais des lecteurs que je ne connaissais pas IRL. Certains sont juste passés par là, d’autres sont restés et m’ont souvent laissé des petits mots. Des noms sont revenus régulièrement : Karya, Carole, BBB’s mum (dont je ne sais finalement même pas le prénom), Maaademoiselle A., Anne-So et bien d’autres encore… En devenant blogueuse, je suis devenue lectrice à mon tour, addict aux aventures (et aux photos) de mes copinautes.
J’ai vu passer des trucs qui m’ont fait rire, d’autres qui m’ont émue aux larmes.
J’ai décidé de participer au projet 52 – 2014 (et pour l’instant je m’y tiens).
On m’a proposé de me joindre à une aventure (promis dans quelques mois je vous raconterai) et même si je me pose beaucoup de questions quant à ma légitimité à en faire partie, je frétille d’impatience !
J’ai découvert que la blogosphère était une zone d’échange, peuplée de gens drôles et talentueux (oui ok pas tous mais c’est mon article et j’ai envie de le faire à la sauce Bisounours).

Alors quelques 92 articles, 17044 vues et 660 commentaires (dont la moitié de moi-même, j’essaye toujours de vous répondre !) plus tard, je suis encore là. Pas toujours assidue mais bien décidée à continuer !

C’est l’occasion pour moi de vous remercier (oui vous là derrière votre écran) :
MERCI de me lire, MERCI de me commenter (vous n’imaginez même pas à quel point c’est réjouissant de lire tout vos messages).

Bon ben sinon vous pouvez me suivre ICI aussi (c’est le jour de l’auto-promo).

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En vie

Mon blog c’est un peu cet ami à qui je pense souvent mais auquel je n’ose plus écrire au fil du temps qui passe…

Alors pour résumer, cet été j’ai eu très peur de perdre quelqu’un à qui je tiens énormément. Entre visites à l’hôpital et pensées sombres, l’idée de m’épancher ici ne me ravissait pas.
Puis il y a eu une bonne nouvelle, une guérison, comme un arc-en-ciel au coin de ma vie.

Là j’aurai pû revenir me direz-vous !
Oui mais entre temps, mon Emma s’était mise en tête de nous faire regoûter aux méandres de son caractère. J’oscillais entre envie furieuse de reprendre une vie active (pour échapper à la lutte permanente qui nous opposait toutes les deux) et rage de vaincre.
J’ai donc décidé de me battre ; non pas avec ma fille mais avec cette fatalité qui nous plonge cycliquement dans la tyrannie de ma douce furie.
Mon combat n’est pas terminé mais les tensions se sont un peu apaisées et l’envie de vous parler ne m’a jamais quittée.

Et puis, il y a quelques temps, une lectrice (se demandant sans doute si j’étais toujours de ce monde) m’a envoyé un mail en me demandant ce que je devenais. Ca m’a touchée, ça a réchauffé mon petit cœur de blogueuse (puis-je encore me qualifier ainsi ?!) et je me suis sentie obligée de la rassurer ! Alors voilà, je suis en vie. JE VAIS BIEN et j’espère vous écrire très vite par ici.

Fleurs roses

ps : Merci Lya !

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