Le doigt dans l’œil (ou le test des lentilles de contact)

Je porte des lunettes depuis le CM2.
Au début c’était juste pour lire et regarder la télévision. Puis j’ai vieilli, j’ai porté 3 enfants, ma vue a baissé ; les binocles sont devenues indispensables à ma survie en milieu urbain (et même rural d’ailleurs). Jusque là rien d’extraordinaire.
Sauf que je ne me considère pas comme une fille à lunettes. Pour résumer, je dois me regarder dans le miroir deux fois par jour (pour me brosser les dents et me débarbouiller – si j’ai le droit de dire « débarbouiller » !) et je n’ai rien sur mon nez à ce moment là (sauf peut-être quelques points noirs, amis du glamour bonjour !). Jusqu’à il y a quelques mois, chaque fois que je voyais des photos de famille je m’interrogeais sur l’identité de la myope avec mes enfants, bref je ne me reconnaissais pas !

Mais ça c’était avant ! Avant que je ne me décide enfin à me mettre le doigt dans l’œil.
Nous avons tous des phobies et dans le top 3 des miennes : l’organe de la vision. Minute Freud : peut-être est-ce dû au souvenir de mon grand-père qui avait perdu un œil lors d’un accident de voiture ou peut-être ai-je été traumatisée, durant mon adolescence, par un copain qui jugeait de bon de se retourner les paupières à longueur de journée (rien que d’écrire ça j’ai la nausée) ? Bref, ma devise était : « touche pas à mes yeux (ni aux tiens) ! ».
Ma petite trentaine aidant, depuis quelques temps, je deviens plus courageuse. Alors voilà, un jour d’avril j’ai passé la porte de mon opticien préféré et je lui ai fièrement lancé : « Bonjour, je viens me renseigner sur le port des lentilles ! »
Ceci est un article d’encouragement pour tous les dégoûtés des yeux. Si moi je l’ai fait, vous pouvez y arriver !

Voici donc mes conseils :

  • ça va vous coûter une trentaine d’euros mais faites une adaptation aux lentilles chez votre opticien.
    Voici comment ça se passe : le premier jour, il vérifie si votre vue permet le port des lentilles, vous fait deux ou trois petits examens  puis, si tout est ok, vous mettez vos lentilles devant lui (sous sa direction). Deux heures après, vous revenez le voir pour retirer vos lentilles (toujours guidé(e) par ses conseils). Croyez-moi c’est indispensable, certains ophtalmos renvoient directement leurs patients chez eux après leur avoir posé leurs lentilles ; la technique pour les enlever n’est pas si évidente pour tout le monde !
    Le deuxième jour, il est conseillé de les porter un après-midi chez vous.
    Le troisième vous répétez l’opération mais pour la journée complète.
    Le quatrième, vous devez les mettre dès le matin et retourner chez votre opticien (avec qui vous commencez sérieusement à copiner) en fin d’après-midi. Là vous discutez avec lui de votre ressenti et de vos problèmes techniques.
    Mon problème technique à moi résidait surtout dans le retrait de ces maudites lentilles. Je dois vous avouer que j’ai failli abandonner la première fois où j’ai du me débrouiller seule (sans Monsieur Krys). J’ai mis une heure, j’ai pesté, puis j’ai pleuré. J’ai même hésité à aller au magasin et le supplier de mes les enlever. Mais je me suis dit que si je faisais ça, je tirais un trait définitif sur mes espoirs de me trouver plus jolie et que cet échec résonnerait longtemps en moi. J’ai demandé à Sam Chéri de me soutenir et de me guider un peu (parce que je suis tellement dans le dégoût face aux yeux que me mettre face à un miroir m’était trop difficile, c’est vous dire !). Et ça a marché ! Le lendemain j’ai mis une demi-heure et j’ai vu ça comme un énorme progrès.
    Quand j’ai fait part de mes difficultés à Monsieur Krys et il m’a donné une astuce : appuyer fort sur le blanc de mes yeux de chaque côté de l’iris. Ca m’a rebuté mais ça a tellement bien fonctionné que c’est désormais la technique que j’emploie.
  • N’hésitez pas à consulter des vidéos comme par exemple celle-ci ; ça peut aider.
  • Faites-vous confiance et ne vous découragez pas ! Comme pour beaucoup d’autres choses,  tout est question d’entraînement. Au fil du temps, vous mettrez vos lentilles de plus en plus rapidement et vous les enlèverez avec une facilité que vous trouviez jadis déconcertante.

Aujourd’hui je porte des lentilles jetables journalières, par coquetterie, uniquement le week-end ou pour les occasions particulières et je n’ai aucun regret.

Lunettes

Rendez-vous sur Hellocoton !

Petite blogueuse deviendra grande #efluentmums3

Dans un peu plus de deux semaines aura lieu la troisième édition du spot des E-fluent et j’irai pour la première fois.
Alors d’un côté mon cœur fait « gniiiiiii !!!!!!!!! » et d’un autre côté je sens le stress monter. (Appelez-moi Ambivalence…)
Je me sens toute petite. Je suis cette fille qui rêve d’y participer depuis le jour où elle a découvert l’événement mais je suis aussi cette fille qui peut rester plusieurs mois sans bloguer, cette fille qui lit beaucoup d’articles mais commente peu, cette fille presque inactive sur les réseaux sociaux. Je trépigne d’impatience et en même temps j’ai peur. Peur de ne pas savoir où me mettre, peur de ne pas être à ma place, peur d’être seule, peur de m’accrocher comme une huître à quelqu’un qui ne me supportera pas, peur de ne parler à personne, peur de passer pour une groupie.
Je ne vous parle même pas de la logistique… Enfin si je vous en parle. J’angoisse à l’idée de rater mon train. J’angoisse à l’idée d’oublier mes affaires quelque part (parce que je suis du genre à oublier ma tête). J’angoisse à l’idée de prendre le métro. J’angoisse parce que je n’ai pas de smartphone et que je risque de passer pour une extra-terrestre.
Alors j’écris pour exorciser. Je me dis que mon blog me fait grandir. Avant je n’aurais même pas osé y penser et là je vais franchir le pas.
Donc si vous me lisez et qu’on se rencontre là-bas, je ne pourrai pas nier que je suis un peu nunuche et névrosée mais je vous assure que des fois je suis normale (et sympa) !

Ca c’était l’année dernière et j’ai hâte de voir comment ça sera cette année
(même si ça me fait un peu trembler) !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Rendez-vous en terre inconnue

Pour commencer, je suis désolée d’avoir été aussi peu présente ces derniers jours et d’avoir raté certains rendez-vous (Samedi en musique, projet 52-2014 et petits bonheurs). Je rattrape tout ça dès que je peux mais, avant, je ne pouvais pas résister à l’envie de vous raconter le début de ma semaine.

Pour des raisons top secrètes (je sais ça vous intrigue mais même sous la torture je ne vous dirais rien… enfin pour l’instant), j’ai été amenée à changer de vie pendant deux jours.

Lundi après-midi, j’ai donc pris la route vers une nouvelle aventure.
A l’excitation de partir vers l’inconnu s’est très vite mêlée l’angoisse (c’est un peu chronique chez moi) de ne pas être à la hauteur, de ne pas trouver mon chemin, de ne pas correspondre à ce qu’on attendait de moi, j’en passe et des meilleures.
Pour m’accompagner lors de mon périple, Pôpa m’avait prêté Gertrude. Gertrude et moi avons vite fait connaissance mais pas vraiment sympathisé. Elle est un peu froide, pas toujours fiable et un peu vieillotte. Sa présence me rassurait mais j’aurais quand même préféré y aller avec Frédéric Lopez ! Je ne conduis jamais beaucoup alors je redoutais mes 5 heures de trajet. J’avais pourtant tout prévu : mes feuilles de route ViaMichelin (au cas où Gertrude se ferait blagueuse), ma bouteille, mes Figolus et surtout de la bonne musique sur ma clé USB. Et finalement, les 500 kilomètres qui me séparaient de mon point d’arrivée m’ont paru plus courts que prévu ; le soleil était de la partie, j’ai chanté à tue-tête et je me suis régalée de certains paysages. J’ai même trouvé une aire d’autoroute avec des toilettes propres (ne me remerciez pas pour cette immersion totale au cœur de mon voyage).
Vers 19h00, j’ai découvert avec bonheur l’hôtel qu’on m’avait réservé. Et c’est là que mon côté nunuche a repris le dessus… D’abord quand je suis entrée dans ma chambre. J’appuie sur l’interrupteur… pas de lumière. Je tâtonne pour trouver un second interrupteur… toujours rien. J’hésite à redescendre pour faire part de mon problème au réceptionniste mais une petite voix intérieure me dit qu’il n’y a aucun souci électrique et que la honte va m’envahir si j’y vais. Soudain j’aperçois un drôle de boîtier et je décide d’y glisser la carte de ma chambre. Et là, miracle, ça marche ! Je suis fière de moi (oui il ne me faut pas grand chose). Je retire le précieux sésame et jette négligemment mes affaires sur le lit pour visiter les lieux. Je suis donc en pleine exploration quand tout à coup… le noir à nouveau. Je réalise que j’aurais dû laisser la carte blanche dans le boîtier mais qu’au lieu de ça je l’ai balancée sur ma couette (blanche elle aussi). Je glisse mes mains à plusieurs reprises sur le lit mais je ne trouve rien. Me voilà donc à quatre pattes
dans la pénombre, désespérée, me disant qu’encore une fois je me retrouve couronnée « reine des cruches ». Quelques minutes plus tard, je suis rouge de honte et d’énervement mais à nouveau éclairée. Vous pouvez vous moquer !
Après un rapide coup de fil à Sam Chéri et aux enfants, je prends la décision d’aller faire le plein de ma voiture pour le lendemain. En passant à l’accueil, je demande au gardien comment me rendre à la station la plus proche. Il me dit de prendre à droite. Bête et disciplinée que je suis, je l’écoute docilement et je tourne tel qu’il me l’a indiqué. Je me retrouve sur une bretelle d’autoroute et je comprends tout de suite que ma virée risque de durer un peu plus longtemps que ce que je croyais. Je vous passe les détails mais j’ai mis une heure à faire mon tour  et j’ai bien crû ne jamais retrouver mon hôtel (sur ce coup là, Gertrude a quand même été une précieuse alliée)… Reine des cruches je vous disais donc !
En rentrant dans ma chambre, je suis épuisée et vexée et je m’apprête à enfiler mon pyjama quand je m’aperçois qu’un petit mot a été glissé sous ma porte pendant mon absence. C’est une autre blogueuse conviée elle aussi au projet top secret. Elle me propose de dîner ensemble. Le hasard faisant bien les choses, je la lis souvent et apprécie ses écrits. Mais une nouvelle fois, je me trouve partagée (je suis une fille légèrement ambivalente) entre l’envie furieuse de la rencontrer et ma timidité.
J’ai lutté contre mes démons (et l’appel de mon pyjama) et je suis allée frapper à sa porte. Je ne regrette pas, j’ai découvert qu’elle était aussi sympa qu’elle en avait l’air sur la toile et j’ai passé une très bonne soirée ! 

Gertrude

Gertrude

Pour connaître la suite de l’aventure, il vous faudra patienter un petit peu beaucoup, mais c’est promis je finirai par vous raconter. Je peux simplement vous dire que c’était pas mal (en vrai, je ne suis que joie, je fais des bonds partout et j’ai encore des étoiles plein les yeux)…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Celle qui aurait dû choisir le drive

C’est l’histoire d’une fille qui était mal organisée.

Mademoiselle GOURDE avait invité ses amis chez elle le week-end suivant.
Comme d’habitude, elle avait eu du mal à définir un menu.
Le mardi d’avant elle était allée à « la grande ville », faire son petit tour à Cultura. Elle avait regardé les moules à cupcakes en papier mais elle ne les avait pas trouvé tip top (l’expression est un brin aléatoire mais elle exprime son sentiment à l’instant T) alors elle avait décidé de ne rien prendre.
Le mercredi soir, Mademoiselle GOURDE décida finalement qu’elle tenterait de faire ferait des cupcakes à ses convives. Elle regarda mollement ses huit moules en silicone et finit par convenir qu’ils ne lui suffiraient pas pour faire sa trentaine de gâteaux.
Elle dut se résoudre à retourner à la grande ville le jeudi matin (en se reprochant de faire une soixantaine de kilomètres aller-retour pour de misérables moules ; au prix de l’essence l’opération ne se révélait pas des plus économiques).
Elle en profita pour aller acheter un peu de vaisselle jetable et elle se rendit compte qu’il lui fallait accélérer le mouvement pour avoir le temps de faire ses courses avant de récupérer sa fille à l’école (son autre fille ayant décidé de manger à la cantine sous prétexte de Nouvel An Chinois).
Elle arriva au supermarché et constata que, comme d’habitude, toutes les places de parking normalement réservées aux « jeune[s] maman[s] » avaient été prises d’assaut par les retraités.
Quand elle entra enfin dans le magasin, elle regarda l’heure sur son téléphone et se rassura en se disant que finalement elle « [était] large niveau timing« .
Son humeur commença à se dégrader lorsqu’elle se mit en quête d’une petite culotte (so glam’  d’acheter ses sous-vêtements en grande surface). Celle qu’elle repéra se trouvait évidemment hors de sa portée. Du haut de son mètre 55, elle tenta une escalade de l’étalage mais son ascension fut stoppée par 3 boxers qui lui tombèrent sur la tête. Elle sentit ses joues rosir et décida d’abandonner là toute nouvelle tentative.
Deux rayons plus tard, elle eut l’impression que le sort s’acharnait lorsqu’elle constata que les glaces qu’elle convoitait (des cônes aux Smarties) se trouvait à nouveau au sommet du rayon. Elle pesta, scruta autour d’elle et n’aperçut que deux petites mamies aux dos courbés. Elle n’eut d’autre solution que de rechercher une grande employée et de la poursuivre pour la supplier de l’aider. Après de nombreux remerciements (qui étouffèrent sa colère contre « ce monde de grands qui ne pensent jamais aux petits« ), elle poursuivit ses achats.
Au rayon crèmerie, après avoir posé ses deux packs de lait dans son chariot, la panique commença à s’emparer d’elle quand elle s’aperçut qu’elle aurait du mal à trouver de la place pour ses produits suivants. Elle se débrouilla tant bien que mal pour terminer, sortant frénétiquement son téléphone de son sac à main toutes les deux minutes pour vérifier qu’elle arriverait à temps à la maternelle. C’en était si pénible qu’elle se demanda pourquoi elle n’avait pas mis de montre. Après réflexion elle se dit que c’était sans doute parce qu’elle n’en portait jamais.
Elle arriva à la caisse et commença à transpirer. L’hôtesse passait les articles à vive allure et Mademoiselle GOURDE tentait maladroitement de suivre le rythme. Entre les lardons et le Reblochon (devinez ce que ses invités vont manger !), elle leva un œil et aperçut une affichette stipulant que la direction refusait les chèques d’un montant supérieur à 200 euros. Au fond d’elle (et parce que c’est une gestionnaire dans l’âme), elle savait bien qu’elle en avait pour plus cher que ça. Elle savait aussi qu’elle n’avait pas de carte bancaire sur elle. Ses joues étaient en feu et elle ne savait plus si c’était dû à la cadence folle imposée par la caissière ou si c’était à l’idée du scandale qu’elle piquerait si on ne la laissait pas sortir avec ses maudites courses. Après avoir déchargé, elle recommença dans l’autre sens en essayant toujours d’être la plus rapide possible. Elle avait l’impression de faire les olympiades de la presque jeune ménagère.
Et là ce fut le drame ! Il restait encore 10 kilos de pommes de terre, 2 filets d’oignons et trois bouteilles de bulles sur le tapis et… son caddie débordait tellement de tous les côtés qu’elle avait même failli assommer son fils de 21 mois à plusieurs reprises. Elle enfourna le tout dans un sac qu’elle posa par terre en se disant qu’elle règlerait ce problème après.
« Ca fera 297,17 euros s’il vous plaît !
 » Elle répondit timidement à son interlocutrice (avec un regard supplicateur) de prendre ce qu’il y avait sur sa carte de fidélité (soit 81 euros et des bananes) puis elle attendit fébrilement le verdict. Quel ne fut pas son soulagement quand on lui demanda seulement deux pièces d’identité ! L’hôtesse lui sourit en lui tendant le ticket de caisse : « Ca sera mon plus long de la semaine !« . « Oui on ne fait pas tous les jours à manger pour 20 ! » pleurnicha Mademoiselle GOURDE.
Bien vite les ennuis refirent surface : le cabas resté au sol se rappela à son bon souvenir lorsqu’elle buta contre lui. Sur la surface carrelée, pousser son chariot (ultra plein je vous rappelle) d’une main et porter ses quinze kilos de l’autre lui parut plus aisé qu’au premier abord. Elle déchanta au premier pas sur le bitume ! Au bout de deux zigzags, elle hésita même à abandonner les tubercules et les bulles au milieu des voitures.
Arrivée à son véhicule, elle était aussi rouge que son tee-shirt mais plus heureuse que jamais d’être vivante (car oui elle avait cru mourir au milieu des allées). Elle déprimait silencieusement au moment où elle s’empara de son petit garçon pour le mettre dans son siège-auto. « C’est étrange » s’étonna-t-elle, « son jean est tout mouillé« . La fuite ! La vraie ! Celle qui arrive au moment le plus propice de la journée !
Je vous épargnerai les détails de la suite des mésaventures de Mademoiselle GOURDE.
Pour résumer il y eut une boîte de Saint Môret explosée, un déjeuner pris seulement à 14h15, la mort d’une paire de bottes et de la sueur (beaucoup de sueur).

Bon… je vais peut-être aller me doucher moi !

Courses

Rendez-vous sur Hellocoton !

Cro-Magnonne

D’aussi loin que je me souvienne, je n’ai jamais été attirée par les nouvelles technologies.
Ah si ! Peut-être en CM1 quand j’ai tanné mes parents jusqu’à obtenir ma Game Boy (quel must technologique n’est-ce pas ?) ! Mais à part ce petit bijou auquel j’ai dédié des heures de Tetris, je crois qu’aucun appareil n’a jamais suscité de désir de ma part.

Je suis cette fille qui a toujours un train de retard…

A l’heure où mes copines commençaient à avoir des téléphones portables j’en étais encore au Tatoo* (qu’on m’avait d’ailleurs donné).
Je me souviens de mon cousin m’ expliquant l’importance que prendrait internet dans nos vies et je me souviens aussi avoir pensé qu’il se plantait sur toute la ligne. (Bon ok sur ce coup là c’est bel et bien moi qui me suis plantée.)
Aujourd’hui j’ai du mal à différencier tous les « i ». Ipad ipod même combat ! Mais vu que je suis une bête in English (je ne vous avais pas dit ?), j’ai déduis que l’ iPhone devait être celui qui sert à appeler les copines. Trop forte hein ?!
Je ne vous parle même pas des mp3 , 4… dont je ne connais pas le nombre final.
Je suis tellement une quiche que je dois appeler la hotline de Free mais que je n’ose pas à cause de mon « complexe du freeplug »**.
Je suis un peu comme Valérie Bouley (le personnage de l’excellente série Fais pas ci fais pas ça) qui retourne à la fac avec son bloc-notes et ses crayons et qui se retrouve entourée de détenteurs de claviers.***
Evidemment vous ne serez pas surpris si je vous dis que nous n’avons ni ordinateur portable ni tablette à la maison. Pas de wifi non plus ça va de soit ! Quant à mon téléphone, il me sert à… téléphoner.

Téléphone

Alors évidemment souvent je me sens un peu beaucoup dépassée. Des fois j’aimerais bien « instagramer » moi aussi, ne pas être complètement paumée sur Pinterest (objectif premier semestre 2014), bref être dans le mouv’ !
Ah bon elle date des années 80 mon expression ? Arf, on ne se refait pas !

* Si tu es jeune et que tu ne sais pas de quoi je parle, cette page est faite pour toi.
** Le complexe du Freeplug c’est la peur panique qui vous envahit lorsque le technicien Free commence à vouloir vous faire bidouiller des trucs vous-même en vous demandant si le freeplug clignote ou pas et patati et patata et que vous avez l’impression qu’il ne parle pas la même langue que vous. « Le quoi  vous m’avez dit ? »
*** En vrai je suis plutôt Fabienne Lepic (pour les amateurs de la série). A taaaaaaabbbbbllleeeeee !!!!!!! ****
**** Désolée je suis d’humeur astérisquienne (mais pas gauloise !) *****
***** Houlà j’ai mangé un clown, m’en vais le digérer… ******
****** Je n’ai bu que de l’eau (peut-être aurais-je dû y mettre du vin…) *******
******* Ok j’arrête.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Du dépassement de soi

Le 25 mai dernier, mon amie Emilie a enterré sa vie de jeune fille.

C’était une chouette fête en perspective mais je m’en suis rendue malade toute la semaine précédente.
Il y avait un petit peu le fait de laisser les enfants deux jours chez mes parents, les filles ça va mais j’ai encore un peu de mal à laisser mon bébé (comment ça « il a déjà 14 mois » ?!). En plus je savais que 15 jours plus tard (pour le mariage) il faudrait réitérer la chose et ça me laissait perplexe . Et me voilà en pleine schizophrénie maternelle tiraillée entre cette envie folle de m’éclater jusqu’à en oublier mes trois accouchements et la déchirure d’abandonner mes bambins.

Passé ces considérations parentales, c’est la peur qui m’a hantée. La peur de quoi ? Si vous voulez le savoir, lisez la suite (ça c’est du teaser ! Je pense que je vais bientôt postuler chez M6…) !

Lorsque famille et copains s’étaient réunis pour préparer dignement l’événement, la sœur de mon amie nous avait alors confié qu’Emilie « voulait quelque chose qui bouge, pas un truc pépère« . Quel ne fut pas mon soulagement quand l’idée de devoir se mettre en maillot de bain fut écartée (adieu sauna, hammam et tous les autres plans que je redoutais) ! Ce soulagement fut hélas de courte durée quand j’entendis : « Ce qui lui plairait vraiment ça serait de faire de l’accrobranche ! » D’emblée, alors que je restais muette, plusieurs voix s’élevèrent pour scander négativement. « Je ne me vois pas du tout faire ça ! » « J’ai le vertige. » « Je ne pourrai pas, j’attends un bébé ! »  « Zut zut et re-zut » pensais-je en me disant que moi qui avais quand même porté trois enfants en quatre ans et demi, je n’étais, pour une fois, pas enceinte. « Pppfff… c’est bien veine ! » pestai-je mentalement. Mais finalement, ce qui m’importait sur le moment c’était de trouver une activité sympa et sûre de plaire à la future épouse. Alors, prenant mon rôle de témoin très à cœur, je me décidai à positiver et j’essayai de convaincre toute l’assemblée qu’il fallait passer au-delà de nos réticences pour faire plaisir à notre amie.

Les mois passèrent et plus la date fatidique approchait, plus la panique m’envahissait à la pensée de jouer la Jane dans les arbres.
Les cours d’escalade du lycée me revenaient douloureusement en mémoire ; je revoyais mon affreuse prof dans son affreux jogging (oui tout était affreux chez elle : sa voiture, ses cheveux, son fils, son nom de famille mais surtout son mari – prof de sport lui aussi – qui me semblait être un affreux pervers) qui me hurlait que « Non le vertige n’existe pas » et qu’il fallait que je « bouge [m]es fesses pour monter plus haut qu’à 1,50 mètre du sol« .
Les dernières nuits avant le jour J ont été peuplées de cauchemars où le décor se transformait en jeu de plateau et où je devenais Super Mario. Et vous savez quoi ? Ben j’ai toujours été nulle en jeu vidéo et j’ai toujours détesté les sauts où j’imaginais le héros s’aplatir comme une vieille crêpe si j’échouais (ce qui arrivait au moins 4 fois sur 5). Il faut peut-être que je vous rappelle qu’en plus d’avoir le vertige (monter sur une échelle est pour moi une réussite, en redescendre devient carrément un exploit !), je suis l’antithèse du sport.
Bref, ça me faisait de la peine de le constater, mais je partais à reculons en week-end. Je me mettais une énorme pression en me disant qu’il fallait que j’y arrive pour Emilie et qu’en plus de ça si je restais coincée à la cime d’un pin ça serait trop la loose !

Mais, comme on ne peut arrêter l’aiguille du temps, le 25 mai arriva et je dus faire face à mon destin (j’essaye d’insuffler une dimension dramatique à mon récit, ça marche ?).
Dans quelques instants, vous saurez si j’ai réussi ou non à dompter ma peur. Ai-je oublié de fermer mon mousqueton ? A-t-on dû m’évacuer en urgence à la suite d’un malaise ? (je tease, je tease…)

Allez je vous plante le décor : Nous sommes samedi après-midi. Nous arrivons vers 16h00. A peine descendues de notre véhicule une blonde se précipite vers nous : « Vous êtes l’enterrement de vie de jeune fille ? » Les tee-shirts à l’inscription « enterrement de vie de célibataire » nous auraient-ils trahi ?
« Suivez-moi ! » Là, tout va très vite, nous n’avons pas bien le temps de réfléchir. En chemin je regarde mes pieds. Tiens ils ont quelque chose de différent de ceux de mes copines… Ah oui, les leurs arborent des baskets de compet’ alors que les miens sont seulement vêtus de petites tennis. Je ne m’en formalise pas plus que ça, après tout je vais mourir dans quelques minutes. Je ne sais pas encore si ça sera de gêne parce que le baudrier n’est vraiment pas ce qui me met le plus en valeur, de honte parce que je vais peut-être faire pipi dans ma culotte tellement je suis terrorisée ou bien parce que je vais faire une chute mortelle (là je ferai la une des journaux mais je laisserai derrière moi trois malheureux orphelins).
Le gars de l’accueil nous dit : « Si vous avez un souci, vous criez très fort « Hugo » !« . Je place ce prénom au centre de mon cerveau tout en espérant ne pas avoir besoin de le hurler.
Nous commençons par un petit parcours d’initiation, quasiment au ras du sol. Il se déroule sans encombre. Je vois Emilie, super enthousiaste, et son sourire me réchauffe le cœur !
Allez, c’est parti pour la véritable aventure ! Pour ceux qui ne connaissent pas, l’accrobranche c’est comme le ski : il y a des parcours verts, puis des bleus, des rouges et enfin des noirs. Moi je me dis que si j’arrive à terminer un vert sans que ma vessie me fasse de mauvaise blague, je serai déjà super fière de moi ! Nous nous élançons, Emilie en tête. Je suis avant-dernière. En bas, deux copines nous observent (l’une parce qu’elle est enceinte, l’autre parce qu’elle s’est fêlée une côte) et nous encouragent. Les premières nous disent que ça n’est pas si terrible et qu’on va réussir. Finalement, je suis surprise car, concentrée sur l’effort physique, le vide ne m’impressionne pas tant que d’habitude. Nous finissons notre premier parcours, j’ai les genoux qui tremblent mais je suis satisfaite.
Nous en enchaînons un deuxième du même niveau. Je gère mon stress, boostée par la bienveillance de mes amies et par l’allégresse d’Emilie (pari réussi, elle s’éclate !).
« Allez, on passe au bleu ! » crie la chef de bande quand nous finissons notre second circuit. Telle une brebis docile, je suis la troupe. Au pied de l’échelle qui mène à l’azur promis, je réalise ma folie. Là on monte d’un niveau au propre comme au figuré. Je me retourne vers Laetitia, ma copine de galère qui n’est pas beaucoup plus hardie que moi sur ce coup là. « Non mais d’habitude je ne monte même pas dans un grenier, je ne vais pas pouvoir faire ça. » « Allez, on sera contentes après ! » Je me laisse convaincre et j’entame mon ascension. Pendant que je monte péniblement l’échelle, j’entends les commentaires des autres. Je sens qu’elles ont du mal, les filles de la terre ferme habituellement si positives commencent à émettre des doutes quant à nos chances d’y parvenir. Je fais marche arrière. Une famille avec deux petites filles en profite pour s’engager. Je suis vraiment vexée de voir une gamine de 5 ans faire les doigts dans le nez ce à quoi je viens de renoncer ! Avec Laetitia nous allons au pied des arbres voir où les autres en sont. La sœur de la mariée doit s’accrocher à une sorte de liane et elle semble quelque peu tétanisée. Je me sens mal pour elle. Nous l’encourageons. Elle finit par se lancer avec succès. Laetitia me dit alors : « Il faut qu’on le fasse, ou nous le regretterons ! » « Je ne peux pas. Mais vas-y toi ! » « C’est nous deux sinon rien ! » Je ne sais pas quelle mouche me pique alors mais je remonte sur l’échelle de la torture. Je gravis péniblement les étapes. Chaque pas est à la fois un calvaire et une immense autosatisfaction. Nous atteignons une tyrolienne de 300 mètres qui semble annoncer la fin de mon supplice. Elle est haute et longue. Tellement longue qu’on ne voit même pas l’arrivée. Je décide d’en finir vite et je ne tergiverse pas longtemps avant de sauter dans le vide. Mais au bout du filin, la déception est immense : nous sommes loin d’avoir terminé le parcours ! Je continue un peu mais je commence sérieusement à faiblir (ça fait quand même trois heures que nous jouons les apprenties guenons !). J’aperçois des balançoires qui mettent mon moral à plat et subitement mon corps me dit non. Je me suis tellement dépassée avant que je ne peux plus, mes jambes (et ma tête aussi) refusent de me porter plus loin. Manue qui est en bas propose alors d’aller chercher le beau Hugo pour me sauver. Il arrive tel un héros (je vois presque un halo de lumière l’entourer). Il sort une corde de sa poche et me dit qu’il va falloir descendre en rappel. Je m’en fiche, je veux juste retrouver la terre ferme, je crois que je pourrais sauter si on me le disait. Je n’ai qu’un tout petit peu honte et je ne suis même pas frustrée. J’ai donné le maximum et bien plus encore, je suis montée à 6 mètres de hauteur et j’ai souvent gardé le sourire (photos à l’appui).
Mes amies sont les meilleures du monde. Il y a eu une cohésion de groupe formidable, un coaching d’enfer, des supporters du tonnerre, de l’émotion (Françoise qui, restée au sol, versa sa larme émue de ce que j’accomplissais par amitié – non les hormones de grossesse n’y sont pour rien !). J’ai accompli ce que je pensais impossible, d’y repenser me donne des ailes et cerise sur le gâteau : la future mariée était ravie !

Accrobranche

ps : Merci à vous qui avez eu le courage la patience de me lire jusqu’au bout ! Je sais combien mon récit était long mais l’exploit en valait la chandelle !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Je ne suis pas un rat…

Je suis née en ville (bon ok, une ville moyenne mais une ville quand même) et j’y ai vécu jusqu’à l’âge de 6 ans.
Quand mes parents ont décidé de s’expatrier à 5 kilomètres de là, en pleine campagne, j’ai été ravie. Il faut dire qu’ils ont choisi de ne pas me changer d’école, j’ai continué mes hautes études de grande section en ville. Pendant quelques années j’ai beaucoup aimé le contact de mes voisines les vaches et je n’ai nullement été dérangée par le calme ambiant qui régnait dans notre quartier (formé de trois maisons seulement).
A mon entrée au collège, tout a changé ! Il y a d’abord eu le car à prendre, peuplé de jeunes arriérés (mon avis de l’époque) qui me dévisageaient tous parce que j’étais la seule à fréquenter un établissement public. Ensuite, je me suis heurtée aux sorties entre copines l’après-midi : j’ai bien dû prendre mon vélo  deux ou trois fois pour les retrouver mais au vu de mon allure à chaque arrivée (essouflée, transpirante, décoiffée et les joues écarlates – ben oui je suis un peu l’antithèse du sport) je me suis vite découragée. Mes parents ont alors cru trouver la solution en récupérant une Peugeot 102. Elle était d’un Mobylettebleu improbable (j’avais la même que sur la photo), j’ai voulu la repeindre en noir. En grande experte du relooking mécanique j’ai légèrement oublié de la poncer ce qui a donné un résultat épouvantable aléatoire. Au bout de quatre sorties à son guidon, je suis tombée en panne en pleine forêt. Je suis allée supplier le garde-champêtre de me laisser utiliser son téléphone pour appeler (au secours) chez moi et… il a refusé. Tiens je m’aperçois que c’est la deuxième anecdote où je vous raconte qu’un portable m’aurait bien été utile (cf la fois où je me suis retrouvée enfermée dans une banque) ! Merci la technologie ! Mais je m’égare… Je marchais donc à côté de l’affreuse mobylette en suant et en pestiférant (et aussi en ayant un petit peur, j’étais quand même seule au milieu des bois !), lorsque ma mère, s’inquiétant de ne pas me voir revenir, a eu la bonne idée de prendre sa voiture pour tenter de me retrouver (merci Môman !). A partir de ce jour-là, le deux-roues n’a plus quitté le garage (jusqu’à ce qu’il fasse le bonheur d’un autre ado bien sûr).
Tout ça pour dire que j’en ai longtemps voulu à mes parents d’avoir choisi de m’ s’enterrer dans ce « trou paumé » (je crois que ce sont les termes que j’employais le plus souvent).
Quelques années après, j’ai passée une année (que j’ai adorée) à la fac de Nantes ; puis j’ai oscillé entre petits bourgs et ville au fil de ma vie.
Il y a six ans et demi, alors que Campagnenous cherchions à acheter une maison pour y abriter notre amour (je suis nunuche romantique ce matin), nous ne nous sommes pas posés de questions, nous avons battu la campagne. Nous avons trouvé notre nid dans une petite commune, à l’écart du « centre-bourg » (si si nous avons bien un panneau de direction « centre-bourg »). Comme Pôpa et Môman dites donc ! Soudain je me dis que je devrais peut-être consulter un psy…
Alors il est probable possible qu’un jour nos enfants regrettent notre choix mais on s’y sent bien (parfois au propre comme au figuré d’ailleurs) dans notre campagne.
J’aime ma PETITE BOURGADE. Les gens y sont sympas, ne vous toisent pas du regard quand vous leur êtes inconnu(e), les enfants vous saluent quand ils vous croisent.
Pourtant je sais que si pour x raison nous devions retourner parmi les citadins, j’y serais heureuse aussi. J’aime les lumières de la ville et son brouhaha et surtout MA TRIBU SUFFIT A MON BONHEUR !
Alors rat des villes non, rat des champs non plus, mère poule peut-être…

Merci à Zaza de Croque Madame pour l’inspiration !

Rendez-vous sur Hellocoton !